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Against the Wall - PV Andrea Leone

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Michael Perry
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Message Sujet: Against the Wall - PV Andrea Leone 5/10/2017, 11:30




❝ HATE ME, BREAK ME,  THEN SAVE ME.
PUSH ME. CRUSH ME. THEN SAVE ME. ❞
Against the WallLorsqu'il rouvrit les yeux, et qu'il revint une nouvelle fois à la réalité, il fut contraint de remarquer qu'il était partagé entre une certaine douceur et une violente dureté. Un immense malaise et une douleur lui comprimait à présent la poitrine. Et ça n'était pas seulement parce qu'il était allongé face contre terre, dans cette pièce dont il ne reconnaissait pas les traits aux premiers abords... Pourtant, d'un geste délicat, il sentit des plumes venir lui caresser la tête. Ne bougeant pas, venant simplement amener un regard vers ce mouvement, il remarqua sa propre aile, repliée vers lui, comme s'il s'était instinctivement recouvert avec. Il apporta une main, caressant légèrement ces plumes avant de déployer cette aile et tendre le bras pour en mesurer sa longueur… cet étirement fut douloureux. Depuis combien de temps étaient-elles sorties, à présent ? Il n’en avait pas le souvenir … il ne savait plus la notion du temps… voulait-il réellement savoir ?

Passant une main sous son torse, il se hissa pour se redresser, accroupi, venant inspecter à nouveau sa plaie au niveau de son estomac. Écartant sa veste et sa chemise, ses doigts tremblaient malgré le calme sur son visage. Cette blessure, il ne le savait que trop bien, ne se régénèrerait pas d’aussi tôt. Causées par une faux de la mort, les blessures n’étaient pas semblables à celles qu’une arme simple pouvait causer. Pire. Elles pouvaient être à présent mortelles pour lui. Mais il savait qu’il ne mourrait pas de celle-ci …

Son regard se perdit alors sur ses mains, baignées de sang séché. Il savait, à qui ce sang appartenait. Il ne s’arrêtait plus de trembler. Ses mains n'étaient pas les seules témoins du massacre dont il avait été l'auteur ... son visage aussi portait les marques des projections de sang, tout autant que ses vêtements.

Seulement six heures s'étaient écoulées depuis. Six heures, interminables. Qu'il ne savait remettre à l'endroit. Où il avait l'impression d'avoir eu des absences. De trop nombreuses absences. Il se sentait déboussolé. Perdu. L'esprit clair, sur au moins une seule chose.

Il avait massacré un homme.

Un dieu de la mort pour être précis. Mais cela faisait-il vraiment grande différence ? La raison lui échappait. Tout ce dont il se souvenait, c'était de se voir, l'égorger encore et encore, jusqu'à ce que la tête ne se détache du corps. Tant de violence et de colère. Pourquoi ? Il n'en savait rien... cet homme n'avait rien fait. Il avait seulement essayé de l'aider.

Son corps entier fut parsemés de tremblements à cette seule pensée.

Michael serra les poings contre le parquet de cette pièce. Où il était ? Il ne le savait que trop bien. Bien qu'il n'y était jamais entré auparavant. 21A, Kellett Road, Brixton. Il ne savait trop comment il avait réussi à arriver jusque là, bien qu'il savait que ce choix était le sien.

Ne pas se faire attraper, avant d'arriver jusqu'ici surtout... car personne n'aurait jamais laissé quiconque monter jusqu'aux appartements privés de Andrea Leone. Il aurait sans doute exécuté sur place par Calvelli son bras droit, en personne, avant que cela n'arrive. D'ailleurs, la porte devait être close... son regard se tourna vers la fenêtre qu'il avait cassé pour rentrer.  Ce n'était surement pas ce détail qu'on remarquerait en premier dans la pièce. Il en était certain.

Andrea n'était pas là. Personne n'était là. La mafia vit la plupart du temps la nuit. Il ne connaissait pas l'emploi du temps de son "employeur" dans son entièreté. Sans doute un rendez-vous sans importance ... une réunion de famille improvisée ? Michael n'arrivait à sourire, même à ce détail pourtant cocasse. Il ne voulait plus qu'une chose. Qu'elle revienne.

Il se rallongea sur le sol, se dissimulant et s'enveloppant à nouveau avec ses ailes. En pleine nuit, la lumière était beaucoup plus tamisée, seul le clair de lune éclairait bien la pièce. Et c'est plongé dans cette non-obscurité, qu'il attendit.

Pour la première fois de sa vie, il n'essaya pas d'anticiper ce qu'il allait se passer. Car il ne le savait que trop bien.

Et c'était pour cette raison qu'il était aussitôt venu.

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Andrea Leone
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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 8/10/2017, 22:39

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« Can't you see that you're smothering me ? Holding too tightly, affraid to lose control... »Les derniers jours vont d’échec en échec.

Cet état de fait t’enrage. Tout a commencé avec cette mission avortée il y a plus d’un mois ; suite à la trahison d’un des tiens. Mission qui, une fois effectuée, s’est révélée être un échec cuisant. Certes. La Sacra Corona Unita ne devrait plus poser de problèmes à ton empire, à l’avenir. Tu t’en es assez assurée, en brûlant leur bâtiment et massacrant les leurs. Ton groupe n’a pas été le seul à mener une action armée. La vendetta s’est effectuée dans tout l’east end ; et désormais, voilà leur réseau mis à mal plus que jamais. Tu devrais t’en réjouir ; au moins en retirer une certaine fierté. Mais aucun de ces sentiments ne t’habitent. Tu n’as pas trouvé ce tu voulais.

La preuve de la trahison de ton frère.

Où est Dorian ? Cela fait des mois désormais que ton traitre de frère a disparu. Pourtant, un informateur te l’avait assuré ; celui-ci a eu des liens avec ces bâtards du Sud, avant de disparaître. Pourquoi une telle félonie ? La question t’obsède. Si bien que Calvelli s’assure régulièrement que tu ne perdes pas les intérêts de ton groupe de vue. Si attraper un traitre est important, faire prospérer l’Empire doit être ta priorité. Ceux-ci sont les ordres de Père.

Ton père… voilà le cœur du second problème qui te taraude. Alors que tu refermes la porte du bar, vide à cette heure, derrière toi, ton regard se pose sur le tissu long et doux qui recouvre tes jambes. Une robe. Celle-ci, débarrassée des fioritures que semblent apprécier les anglaises, est moins volumineuse et plus stricte que ne l’exige la mode habituelle. Il est rare de te voir dans une telle tenue ; ton visage poudré parfaitement blanc, la cicatrice barrant ta joue masquée par un tel artifice. La coupure de la balle qui t’a effleurée est également invisible sous le maquillage. Tu fulmines intérieurement ; frustrée de ne pas sentir le poids de ton épée contre ta hanche. Seul le contact froid de l’arme à feu et des trois couteaux dissimulés sous la jupe t’apportent une certaine consolation. Dire que tu as dû passer toute une soirée ainsi. Affublée de la sorte.

Le souvenir de ce dîner te hante ; tu te sens piégée, retenue par des chaînes qui t’ont été apposées sans que tu ne t’en rendes compte. Pourtant… tu t’en doutais, au fond. Cela devait arriver un jour ; tu es l’unique héritière des Leone. Ton ancienneté dans la mafia est un miracle. Tu n’as que vingt-cinq ans, mais cela est déjà avancé, pour une femme non mariée. Que désire ton père ? Depuis son siège en Italie, Vincenzo Leone, en plus de prendre Londres, te demande une tâche supplémentaire. Qui, contrairement à la direction d’un réseau de l’ombre, te répugne. Un héritier. Ton fiancé, Luciano Conti, est arrivé à Londres il y a deux jours. Tu viens de le rencontrer pour la première fois.

Che stronzo.

Non. Il est hors de question que tu abandonnes ton nom au profit de celui de cet homme. Et pourtant. Ton enfant se devra d’être un Leone-Conti. Père a été clair là-dessus. Par cela, tu assureras la prospérité de ta famille ; et une alliance solide. Luciano n’est pas un idiot, cela tu l’as remarqué. Cependant… il n’a pas la trempe pour gérer une telle organisation. Mais l’italien a bien trop d’ambition. Voilà une chose problématique. Alors que tu défais d’un geste rageur le chignon strict qui maintient tes cheveux en place, ton regard accroche celui de Flavio. Ton bras droit te regarde, au moins tout aussi troublé que toi, sinon plus.

« Je peux m’en débarrasser. »
« Non. Je donnerais à mon père ce qu’il désire… un héritier. »

Ton regard s’assombri. Une lueur sinistre flotte dans tes yeux verts si froids. L’idée même de t’unir à cet homme que tu méprises d’avance te répugne. Non… tu trouveras un moyen de tourner la situation à ton avantage. Tu trouves toujours un moyen. Tu es une Leone après tout. Pourquoi a-t-il fallu que tu sois une femme ?

D’un geste de la main, tu congédies Calvelli pour la nuit. L’italien se retire, et tu sens son regard te suivre alors que tu montes les marches, te dirigeant vers tes appartements privés. Quelle nuit horrible. Tu n’as qu’une envie ; sentir le contact de l’acier contre l’acier, entendre le bruit d’un couteau se figeant dans sa cible, ressentir la satisfaction de l’effort… mais personne n’est là, à cette heure, pour assouvir ce besoin. Tu soupires. Ton regard meurtrier défient les ombres qui t’entourent, mettant au défi quiconque de venir te déranger, sous peine de connaitre une douloureuse agonie. Non… décidément, tu enrages. Et ce tissu ridicule entrave tes mouvements.

Introduisant la clé dans la serrure, tu ouvres celle-ci d’un geste vif, et t’engages sans plus de cérémonies dans ta chambre, claquant avec force la porte derrière toi. Tes cheveux relâchés volent autour de toi dans ce mouvement, alors qu’une mince lumière vient éclairer la pièce, s’ajoutant au clair de lune. Tu fulmines. Il te faut un instant pour calmer ton souffle erratique, alors que tu retires d’un mouvement brusque de ta manche ce maquillage qui t’étouffe. Ton pied frappe le meuble le plus proche avec violence ; puis, prise d’un instinct, tu te retournes brusquement.

Une forme blanche, étrangère, se trouve au sol.

Tu agis d’instinct. Te saisissant de l’un des couteaux de lancer sur la table adjacente, tu projettes la lame en direction de l’intrus. Avant même que ton cerveau ait pu procéder entièrement l’origine de la silhouette étrange, ton arme vient se loger à un millimètre de celle-ci, arrachant une plume au passage.

…..une plume ?

Tu te figes. Un autre réflexe, mécanique, et en un instant te voilà de nouveau armée, pointant le canon de ton revolver sur la paire d’ailes qui semble protéger une silhouette humaine. Des ailes. Non… c’est impossible. Et pourtant. Il ne fait pas assez sombre pour que tu puisses avoir le moindre doute. Ton regard froid semble également abasourdi désormais. Tu resserres ta prise sur l’arme.

« Donne-moi une raison. Avant que je ne t’abatte. »

Est-ce un ange ? Le jugement dernier ? Tu ne sais pas. Le choc n’a pas ébranlé tes réflexes. Dans un clic sonore, tu défais la sécurité. Ton chargeur est plein. D’ordinaire, tu l’aurais déjà vidé sur l’intrus. Mais quelque chose ne va pas. Ces ailes. Elles sont trop réelles. Qu’est-ce que tout cela signifie ? Quel est le sens de cette mascarade ?

Tu fixes l’ange d’un air assassin. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Un ange.
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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 17/10/2017, 11:37




❝ HATE ME, BREAK ME,  THEN SAVE ME.
PUSH ME. CRUSH ME. THEN SAVE ME. ❞
Against the WallAlors qu'il s'était une nouvelle fois abandonné à l'inaction, laissant simplement le silence le bercer, son esprit déjà loin de tout, un fracas fit sursauter son corps entier. Son coeur battait à nouveau la chamade, alors que la douleur se réveilla. Il se sentait tétanisé, l'espace de quelques secondes, incapable de se relever. L'adrénaline se montra absente. Ses yeux de nouveaux ouverts, il fixait la fenêtre en face de lui. Derrière lui, quelqu'un était rentré, et avait surement tapé dans un meuble... une nouvelle source de lumière doit surement l'éclairer.

Aussitôt après, un souffle traversa la pièce. Avant de s'arrêter net au niveau d'une de ses ailes. L'objet coupant le frôlant de très près. Suivit d'une voit reconnaissable entre toute. Elle est là. Enfin. Il n'est plus question de faire demi-tour.

"Donne-moi une raison. Avant que je ne t’abatte."

Puis rapidement, le chien d'une arme qu'on enclenche. Il ne connaissait que trop bien ce son. Pour l'avoir de multiple fois lui-même déclenché. L'aile qui recouvrait son corps se déplia à nouveau, alors qu'il peina à poser main à terre. Il se redressa, prenant soin à ne se dévoiler qu'au dernier moment, silencieux, calme à nouveau. Il se retourna, sans aucun geste brusque. Laissa un temps de silence ; il ne la fixait pas dans les yeux, son regard se posant sur l'accoutrement qu'elle portait et l'arme qu'elle tenait. Aucune expression sur le visage, bien que ce dernier conserve toujours ces traces de sang séchés. Ses yeux ne trahissent aucune inquiétude.

Il pouvait ressentir. Ses sens d'anges étaient pleinement là. Il n'avait jamais été aussi loin dans cette nature... il pouvait ressentir son choc. Une certaine interrogation. Mais aussi ... elle était alerte. Et elle le serait encore plus, en voyant qu'il était couvert de sang.

" ... ça ne vous va pas du tout."

Il leva enfin son regard clair et bleuté vers le sien. La détermination était bien là. Elle n'hésitera pas un seul instant. Et pourtant, pour la première fois, il joua franc jeu. Ne joua aucun rôle. Lui montra ce qu'il était réellement. Ce qu'il pensa réellement. Non, ce soir, plus de comédie. Plus de mensonges.

"Qui est Dorian ?"

Il ne pensait pas un seul instant que cette question allait améliorer les choses. Non. Il savait exactement ce qu'il avait à dire. Ce qu'il avait à demander. Qu'importe si elle ne lui répondait pas. Il ressentirait jusqu'au moindre sentiment ou émotion qu'elle auraient, à l'évocation de ce nom.

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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 22/10/2017, 12:43

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« Can't you see that you're smothering me ? Holding too tightly, affraid to lose control... »Le canon de ton arme est pointé sur l’intrus. Tu es prête à tirer, et pourtant ton doigt ne presse pas la détente. Est-ce une hésitation de ta part ? Non. Tu n’hésites pas. Une Leone ne manifeste jamais le moindre doute. Le doute est un aveu de faiblesse. Les faibles doivent être éliminés.

Pourquoi ne pas tirer, alors ? La réponse est bien simple : si tu tues cet être, jamais tu ne sauras ce qu’il te veut. Pourquoi l’homme ailé s’est introduit dans tes appartements. Du coin de l’œil, tu remarques enfin la fenêtre brisée. Tu te trouves au dernier étage... il est presque impossible de s’y faufiler. Le relief de l’immeuble n’est pas assez sûr, régulier. Lorsque ton regard passe des éclats de verre aux plumes grises de l’ange, la façon dont il s’est introduit ici semble toute trouvée. Et pourtant. Il t’est difficile de l’admettre. Tu es née dans un environnement croyant, Andrea, mais la vie s’est employée à te montrer que Dieu est bel et bien mort. Jamais Dieu ne pourrait autoriser qu’une telle misère ne s’installe sur le monde, non ? Dieu t’aurait déjà tuée pour tes actes. Précipitée en enfer. Et pourtant, tu es bel et bien là, et porte fièrement le flambeau de ton père. De ta famille de mercenaires, élevés, par un hasard historique, au rang de monarques du crime. Et pourtant… cet homme est bel et bien là, et se redresse lentement, insolent, défiant ton abandon de ces croyances inutiles. Un ange. Tu n’as jamais réellement cru aux anges, pas plus que tu croyais aux sorcières ou aux mythes anciens. Mais tu avais torts. Il te faudra bien l’avouer un jour.

Et vient le moment où l’homme se retourne. Lentement, comme pour ne pas provoquer une réaction fatale de ta part. La première chose qui te frappe est son visage impassible, vide de toute crainte ou appréhension. La seconde est, tu reconnais ces yeux. Ce regard. Ces traits qui ne te fixent pas directement, mais s’emploient, tout d’abord, à détailler ton habit, puis cette arme que tu tiens avec assurance.

« ... ça ne vous va pas du tout. »

La remarque ne fait naitre aucune réaction en toi. Et pourtant. Dans un contexte autre, tu aurais tiré sur le champ. Dans l’artère de la jambe, tout près de l’aine. Pour lui apprendre… mais ton regard glacial est fixé sur ses ailes. Puis son corps, couvert de sang. Enfin, ses yeux, qui te fixent désormais, avec une détermination bien assumée.

Hayden Lewis.

Ce regard. Il t’apparait différent, maintenant que tu t’y attardes. Comme si un voile s’était levé. Hayden parle franchement ; quelque chose en lui a changé. Tu le sens. Ton bras ne flanche pas, alors que tu braques toujours ton revolver sur le visage impassible de l’homme. Espère-t-il que tu te fatigues, avant de lancer l’assaut ?... non. Tu peux tenir ainsi ton arme durant des heures, sans manifester la moindre faiblesse. Ce, depuis que tu es en âge d’en tenir une. Père s’en est bien assuré.

« Qui est Dorian ? »

Ton bras flanche l’espace d’une fraction de seconde. Pour la première fois de ton existence. Tes yeux s’écarquillent légèrement, alors que tu resserres ta prise sur l’arme. Atterrée. A la fois d’avoir flanché, même aussi brièvement, et aussi à cause de cette question qui, tu le sais, est tout sauf anodine. Beaucoup connaissent le nom de ton frère. Personne ne parle, cependant, ouvertement du traitre. Seuls les plus anciens de ta mafia savent. Pour les plus bas subalternes, le nom de leur patron est Leone. Aucune indication sur le prénom, ou même le genre de cette figure d’autorité. Personne ne parle plus de Dorian. Il est un secret. Gardé sous silence. Alors, comment diable connait-il ce nom ?

Une lueur violente passe dans ton regard. Celle-ci est au-delà de la rage. Elle est meurtrière. Un instant, les ailes grisâtres de Lewis ne t’importent plus, alors qu’un maelstrom d’émotions te traverse. Rage. Déception. Une colère infernale. Et un amour contradictoire. L’abandon, également. Dorian est parti. Sans dire mot. Te trahissant ; l’effet est le même qu’un coup de poignard dans le dos. Ton frère, pour qui tu as accepté de détruire ton enfance, t’a laissée. Alors que tes premiers pas, tes premières paroles ne furent qu’aux fins de le protéger de ce monde. Et de ton père.

Le poignard que tu tiens en main s’enfonce d’un coup sec dans le bois riche de la commode. Tu inspires, doucement. Quiconque ne te connaît pas dirait que tu es impassible. Mais c’est loin d’être le cas. Lewis réalise-t-il seulement que sa survie ne tient qu’à une paire d’ailes, et à un nom ?

« Un traitre. »

Deux mots. Ta voix est glaciale ; plus glaciale qu’elle ne l’a jamais été. Tu fixes l’homme avec intensité ; t’efforçant ne pas appuyer sur la gâchette. De contrôler cette colère infernale qui t’habite. De ne pas détruire tout ce qui t’entoure. Car s’il connait le nom de Dorian, alors cet homme pourrait d’être utile. Tu ne sais pas jusqu’où s’étendent ses connaissances. Et il y a ces ailes. Qui te font revoir l’emploi de cet adjectif d’homme.

« Qui es-tu ? »

Tu es une tempête. Un typhon. Mais aussi une statue de glace. Ironique, n’est-ce pas ? Un nom suffit à t’écorcher.

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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 25/10/2017, 14:05




❝ HATE ME, BREAK ME,  THEN SAVE ME.
PUSH ME. CRUSH ME. THEN SAVE ME. ❞
Against the WallLa cheffe de la mafia italienne ne vacilla pas un seul instant, même en sachant l'identité de l'intru. Ce fut en revanche lorsque le prénom de Dorian fut prononcé qu'elle eut une réaction : son bras sembla se décaler un court instant. Elle resserra son emprise sur son arme. Sans doute pour s'assurer qu'elle ne le lâchera pas. S'il y avait bien une chose à ne pas faire, c'était d'allumer la mèche. Mais c'était précisément ce feu là, qu'il voulait voir se déchaîner. Ressentir. Tant de chose contradictoire semblait émaner d'elle à présent. Un sentiment d'abandon … mais un amour. Un amour qui maintenant se traduit par une haine… une rage… qui est donc Dorian pour elle ? Un amant ? Non … ce n'est pas ce genre de trahison, pas ce genre de sentiments…

"Un traître."

Cette réponse glaçante sonne comme un écho, alors que Michael s'est laissé envahir par les sentiments de Leone. Elle ne montre rien. Mais lui le sent. Et bien vite, il essaye de s'en couper. S'il continue à se laisser manipuler par ce qu'elle peut bien ressentir, il ne saura plus faire la différence avec ce que lui ressent…

Il ne sait toujours pas qui peut bien être Dorian. Exactement. Bien qu'il en sache un peu plus sur leur relation, et surtout, sur sa traitrise envers la famille Leone… elle le recherchait sans doute. Surement le mettre face à ces fautes… mais pourrait-elle le tuer aussi facilement qu'elle s'était débarrassée des autres ? Si jamais elle le retrouvait … car il pensait bien avoir malencontreusement empêché cela. Sauf si …

"Qui es-tu ?"

Une question qu'il pensait tout à fait légitime. Après ce qu'il venait de dire. Ce qu'il venait de faire.

"Je pense que vous êtes assez intelligente pour savoir qu'Hayden Lewis n'a jamais existé en réalité."

C'était sans doute là la révélation la moins intéressante du monde. Et pourtant, elle lui permettrait sans doute de confirmer des doutes qu'elle avait pu avoir. Si jamais il ne s'était pas trompé du moins. Il la pensait réellement assez maligne pour l'avoir pu deviner. Il espérait vraiment ne pas avoir fait un mauvais jugement ... car malgré ce qu'on pouvait croire, il l'estimait. Bien plus que le commun des mortels. Peut être même plus qu'un pseudo monde céleste chargé de protéger les humains. Ou du monde infernal, sensé les corrompre.

Une deuxième raison qui l'avait retenue de tirer ce jour là.

Plongeant toujours son regard dans le sien, il tenta cette fois de s'avancer vers elle. Un seul pas qu'il posa devant l'autre, tout doucement...

"Il fut un temps où l'on m'a torturé des jours durant, pour obtenir cette seule information. Si vous pensez mieux la mériter qu'eux ... tentez votre chance et redemandez-moi encore une fois. "

Ses bras étaient restés le long du corps. A aucun moment il n'avait montré signe d'agression. Pas même un sourire sur son visage. Il était toujours aussi sérieux ... et pourtant. Sa voix semblait d'un coup beaucoup plus rauque.

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Dernière édition par Michael Perry le 7/11/2017, 13:44, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 6/11/2017, 00:38

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« Can't you see that you're smothering me ? Holding too tightly, affraid to lose control... »« Je pense que vous êtes assez intelligente pour savoir qu'Hayden Lewis n'a jamais existé en réalité. »

Evidemment que tu le sais. Depuis le début. Hayden Lewis est un fantôme ; personne dans le milieu du crime ne connaissait ce nom. Il est évident que l’homme qui se tient en face de toi n’a pas attendu de rejoindre ta mafia pour s’adonner au crime. De ce fait, il a forcément un passé. Il reste forcément quelque chose de lui. Une trace. Même ténue ; même incertaine. On ne disparaît jamais complètement. C’est pour cela que tu as lancé, depuis le début, trois de tes hommes sur les traces du fantôme. Leurs recherches ont été peu fructueuses, et aucun des résultats ne peut apporter de preuves concrètes. Cependant… ce que l’ange va te révéler, par la suite, confirme l’un de tes soupçons ; la piste qui te paraissait la plus plausible.

L’anglais s’avance. Un pas. Effectué doucement, pour ne pas te brusquer et déclencher une réaction violente de ta part. Son regard n’a pas quitté le tiens ; tu le soutiens sans peine.

« Il fut un temps où l'on m'a torturé des jours durant, pour obtenir cette seule information. Si vous pensez mieux la mériter qu'eux ... tentez votre chance et redemandez-moi encore une fois. »

Si tu avais été démonstrative, un léger sourire aurait étiré tes lèvres à cet instant. Ce que Lewis… ou qui que soit cet homme vient de dire, confirme tes soupçons. Elimine une hypothèse dans ton tableau, au profit d’une autre. Quelque chose t’agace, cependant. C’est… un ordre, que tu viens d’entendre ? Ah… peut-être pense-t-il que cette situation iréelle lui donne le droit de te parler ainsi ? Non. Personne ne te donne d’ordre. Et ce n’est pas une paire d’ailes qui va changer cela. Tu es un lion. Une Leone. Personne ne te donne d’ordre, sinon Père.

Ton arme toujours pointée sur lui, c’est à ton tour de faire un pas. Tu prends beaucoup moins de précautions que lui pour cela ; aucune inquiétude ne trahi ton regard. Cette pièce, cet immeuble, sont ton territoire. Ta propriété. Personne ne t’intimide sur tes propres terres. Tu le jauges un instant du regard. Puis ta main saisit un papier sur la commode ; le jetant à ses pieds d’un geste désinvolte. Durant cette opération, ton regard est resté braqué sur lui, tout comme ton revolver.

« Je pense que tu es celui qu’on appelait le Boucher de Londres. »

Sur la page du journal arrachée, on voit en effet un visage similaire au sien… et ce qu’il vient de te dire concorde avec les dires de l’article. Aussi stupides aient étés les journalistes qui lui ont attribué pareil titre.

« Mais ce n’est qu’un sobriquet. Et je doute que toutes les victimes que Scotland Yard t’attribue soient réellement les tiennes. Ai-je raison ? »

Peut-être as-tu tort sur toute la ligne. Mais Lewis ressemble grandement à l’homme de l’article… et ses dires, son attitude, rendent ton hypothèse tout à fait envisageable. Ton regard froid ne le quitte pas. Tu as laissé la question de son nom en suspens, mais attends bien de lui qu’il y réponde.

« Comment connais-tu ce nom ? »

Après son identité, c’est bien la question qui t’importe. Comment connait-il le nom de ton frère ? Qui est-il pour lui ? Pour ta famille ? Sa question implique qu’il ne connait pas son exacte identité… mais le fait qu’il connaisse ce simple prénom est déjà beaucoup. Dorian a-t-il un lien avec le Boucher de Londres ? Est-il impliqué dans une série de meurtres autres que pour servir la mafia ?... les questions fusent dans ton esprit, mais tu t’efforces de les canaliser. Trop de questions apportent trop d’émotions. Trop de colère. Tu ne pourras pas réfléchir, si tu te laisses envahir… et Calvelli n’est pas là pour assurer tes arrières.


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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 8/11/2017, 10:00




❝ HATE ME, BREAK ME,  THEN SAVE ME.
PUSH ME. CRUSH ME. THEN SAVE ME. ❞
Against the WallLeone fit à son tour un pas vers lui, venant prendre au passage une page de journal arrachée sur sa commode, la jetant à ses pieds. Son arme était toujours pointée vers lui, pourtant il baissa les yeux pour observer le papier. Il reconnu parfaitement son propre visage, datant d'il y a un an. Rien qu'en une année, il avait changé, sa nouvelle nature l'ayant affecté. Mais elle ne pouvait se tromper sur la ressemblance. Michael s'abaissa pour ramasser le papier, avant de se redresser.

"Je pense que tu es celui qu’on appelait le Boucher de Londres."

Il n'avait jamais lu cet article. Emprisonné à la Tour de Londres à cette date, il n'avait aucune idée précise de ce que l'opinion publique pensait de lui. En revanche, il avait eu un très bel aperçu de ce qui avait dû se passer en dehors, et surtout ... dans l'esprit des forces de police. Randall et Lewis avait été riches d'informations. Le premier pour lui dire que quelqu'un l'avait reconnu grâce au photo. L'autre ...

"Mais ce n’est qu’un sobriquet. Et je doute que toutes les victimes que Scotland Yard t’attribue soient réellement les tiennes. Ai-je raison ?"

Ses yeux parcoururent rapidement l'article en question, quand son regard fut attiré par un mot en particulier. Charlotte. Puis une autre phrase étrange. "Un indicateur anonyme" ... il n'avait jamais entendu parler de cette histoire... ni n'avait jamais vu ce symbole de sa vie. Comment ... pouvait-il se retrouver sur ses victimes? Toutes ses victimes?

Le visage impassible de Michael prit alors une toute autre dimension. Gravité extrême mélangée à de l'interrogation. Cet article comportaient des éléments nouveaux. Et quoi qu'il avoue, cela le chamboula, encore plus qu'il ne l'était en cet instant.

"Comment connais-tu ce nom ?"

La nouvelle question de Leone lui fit relever les yeux vers elle. Il relâcha l'extrait du journal, qui continua sa course vers le sol. Encore une fois, une de ses ailes eu un mouvement léger, traversé d'un spasme.

"Non, j'ai bel et bien tué tout ces gens."

Elle était aussi maligne qu'il l'avait imaginé. Mais elle voyait également des complots, là où il n'y en avait pas. On lui avait fait la liste complète de ses victimes répertoriés, et aucun nom n'avait été de trop. Il avait bien supprimé chacune de ces personnes, rayé de la surface de la terre. Il comprenait mieux à présent. Le Mauser. Les enfants. Durant cette mission elle avait donné beaucoup d'indices sur ce qu'elle pensait de lui ... la mission... il lui devait cette vérité.

"C'est moi qui ait brûlé les documents après les avoir lu."
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Andrea Leone
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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 11/12/2017, 00:55

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Against the wall
« Can't you see that you're smothering me ? Holding too tightly, affraid to lose control... »Malgré ton arme braquée sur lui, Lewis se penche sur le papier que tu viens de jeter à ses pieds, son regard impassible le parcourant. Pendant ce temps, tu observes avec attention ses réaction, le moindre changement sur son visage… qui ne tarde pas à arriver. Son expression au premier abord détachée laisse place à une certaine consternation, et à une gravité que jamais tu n’as vue à cet homme. Comme s’il ne se reconnaissait pas entièrement dans les faits évoqués. Pourtant… alors que l’anglais laisse retomber cette feuille au sol, reportant son attention sur toi, ton affirmation semble indiquer le contraire. Mais tu la vois, cette faille. Cette certitude que les médias ont relayé de fausses informations… ou des informations dont lui-même n’avait pas connaissance.

« Non, j'ai bel et bien tué tous ces gens. »

Ton regard froid ne le quitte pas. Tu ne réagis pas face à ses déclarations. Devrais-tu te montrer impressionnée ? Non. Quel que soit le nombre de ses victimes, bien plus sont morts par ta main. Il ne faut pas l’oublier. La mort est ton métier. Depuis ta naissance. Peu d’hommes en ce monde pourront, en une vie entière, faire de l’ombre à ton palmarès. Si on peut appeler ces noms rayés d’une liste ainsi… il faut dire que tu as cessé de les compter, après ta onzième année.

« C'est moi qui ait brûlé les documents après les avoir lu. »

Tu te figes. Ta prise sur ton revolver se resserrant une fois de plus. Cette mission… au fond de toi, tu le savais. Tu aurais dû lui exploser le visage, à ce petit merdeux, avant d’entrer dans le bâtiment. Faire fit des paroles de Calvelli, pour une fois. Ses paroles provoquent en toi une rage intense… car il t’a prise au piège. Tu le sais. Lui a lu ces documents si importants à tes recherches. Et il est l’unique personne en connaissant le contenu… puisque les autres sont morts. Tu ne peux pas le tuer, désormais. Pas avant d’avoir obtenu ces informations. Ou bien… tu pourrais en faire fit. L’exécuter tout de même. Dorian sera-t-il plus important à tes yeux ?

« Je vois. »

Ta voix est glaciale. Un tel coup… cela t’étonne, tout de même. Au fond, tu dois bien l’avouer ; il a du cran. De te tenir ainsi tête. De venir te l’avouer, en face. Personne dans la mafia n’aurait osé un tel coup. De peur des représailles.

« Pourquoi être venu ici ? »

Ton regard se pose sur ses ailes. Son torse blessé. Tout ce sang.



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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 4/1/2018, 14:15




❝ HATE ME, BREAK ME,  THEN SAVE ME.
PUSH ME. CRUSH ME. THEN SAVE ME. ❞
Against the WallLes yeux bleus de Michael fixent instinctivement le canon de l'arme pointé vers lui. Les doigts se resserrent, tout comme son cœur au fond de sa poitrine. Ce n'est plus le silence qui l'assourdit, mais le battement interminable qui lui monte jusqu'à la tête et fait vibrer ses tympans. A n'importe quel moment, la balle peut être tirée. Le temps passe, alors qu'il lui semble s'être figé. Combien de temps lui faudrait-il pour se vider de son sang ? Pour mourir ? Est-ce que ce sera douloureux ? Est ce qu'il verra quelqu'un le faucher ?

"Je vois."

Sa respiration se stoppe. Brutalement. Revenant à cette réalité. Le tir n'est jamais parti. Elle n'a jamais appuyé sur la détente. Il est encore vivant. Il relève les yeux, toujours aussi inexpressif, essayant de comprendre pourquoi elle ne l'a pas fait. Ce qu'il a raté.

"Pourquoi être venu ici ?"

A cette question, il semble qu'un poids immense lui retombe dessus. Il voulait s'en débarrasser. Il avait cru pouvoir. Effacer cette image de violence dans son esprit. Oublier qu'il avait massacré Daemon. Alors Michael se laisse affaisser par cette force, laisser ses genoux plier, pour enfin toucher terre. La tête basse, il espère qu'il n'est pas encore trop tard. Qu'il peut encore tout arrêter.

"Pourquoi vous ne me tuez pas ?"

Voilà des heures qu'il essaye, en vain puisque son ange l'en empêche. Combien de fois depuis qu'il connait ses actes il a tenté de s'infliger la souffrance pour se punir. Combien de fois il n'a su le faire.

Leone était pour lui la seule solution. Il était désespéré, de voir qu'il était devenu le monstre qu'il avait toujours essayé de combattre. Non. Il l'était déjà bien avant. Il l'avait toujours refoulé. Et pourtant même en le sachant, il ne pense pas mériter plus qu'un autre de vivre. Il se sent coincé, face à un mur immense. Il craque.

"Faites-le."

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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 4/1/2018, 15:27

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« Can't you see that you're smothering me ? Holding too tightly, affraid to lose control... »Tu n’as pas appuyé sur la détente.
Comment aurais-tu pu ?

La colère te ronge. Insidieuse, elle enflamme tes veines et chaque partie de ton corps, du creux de ta poitrine à l’extrémité de tes doigts, sur ce revolver. La colère s’infiltre dans les recoins les plus complexes de ton cerveau, ajoutant à chacune de tes pensées cette envie primaire et fondamentalement humaine de destruction. Si tu étais un péché, tu serais cette colère, Andrea, qui coure dans ton ADN depuis ta naissance.

Tu es un être enragé,
Une lionne qui rugit.
Une tempête, un typhon ;
Une statue de glace.

Et puis il y a Dorian.

Le seul être en ce monde dont le souvenir peut te retenir de presser la détente. Que l’ange ne se trompe pas ; ce n’est pas une miséricorde mal placée qui te retient de lui exploser le crâne, en cet instant. Mais bien ces sentiments si complexes qui te relient au traitre.

Alors, l’ange s’agenouille.
Les épaules basses, vaincu.

« Pourquoi vous ne me tuez pas ? »

Cette attitude, ce regard. Tu les connais. Ils te sont familier ; te font écho. Tu restes droite, militaire, inébranlable. Le canon de ton arme pointé sur lui. Maintenant, tu comprends la raison de sa visite. Ce n’est pas une repentance. Pas un guet-apens pour t’assassiner. Non ; l’anglais est animé du plus fondamental, irrémédiable sentiment humain. Celui que tu ne ressens plus depuis des années et que tu as totalement annihilé dans les abysses sombres de ton esprit.

La tristesse. La lassitude d’une vie sans but.

« Faites-le. »

Oh, comme ses paroles font écho à d’autres souvenirs. Cela remonte à plus de dix ans. La situation ; exactement la même. Excepté la nature angélique du désespéré.



« Tuez-moi. »

Ton regard. Glacial. Ton visage où s’effacent les dernières rondeurs de l’enfance est baissé vers cette homme à tes pieds. Vaincu, l’esprit brisé, couvert de sang. Accroupi au fond de cette ruelle, au milieu des cadavres qui gisent sur les pavés, ses larmes se mêlent au sang, et son regard clair est rivé dans le tien.

« Faites-le. »

Droite comme un i ; militaire. Une gamine de quinze ans, du moins c’est ce que tu prétends, surplombant un homme qui a déjà bien vécu. Le trentenaire agenouillé à tes pieds te regarde, toi et toi seule. Il faut dire que, de tous les hommes qui t’accompagnent, tu es celle dont le regard est le plus effrayant. Glaçant. Inhumain, pour une enfant de ton âge.
Son revolver, immobile sur les pavés. Son regard, brisé, mort. L’italien attend la sentence finale ; fixe le canon de ton revolver pointé sur lui. Ses cheveux blonds trempés par la pluie masquent à peine son regard désespéré, lorsque tu baisses finalement ton arme.

« Non. »



« Non. »

Tu baisses ton revolver. Le canon venant fixer le parquet. Ton regard n’a pas changé ; tout aussi glacial. Ton visage : inexpressif.

« Dorian. »

C’est juste un mot. Une question.
La seule chose qui empêche cet homme de mourir.
Du moins, pour l’instant.

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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 4/1/2018, 16:09




❝ HATE ME, BREAK ME,  THEN SAVE ME.
PUSH ME. CRUSH ME. THEN SAVE ME. ❞
Against the Wall"Non."

Son cœur résonna encore dans sa poitrine. Comme un morceau de tambour joué pour lui. Mais ce n'était pas sa mort qui est annoncé : c'était son sursit. Il resta à genoux, plié devant sa volonté. Comme se prosternant devant elle.

"Dorian."

Est-ce donc cela qui l'avait retenu ? Des informations ? Ni de la pitié, ou de la charité. Elle avait un objectif à remplir. Il s'était placé devant. Mais elle savait parfaitement, qu'elle pouvait le retourner à son avantage, pour s'en faire un pion. Il n'avait pas la force de lutter. Il ne voulait plus choisir pour lui. Les barrières invisibles qui le retenait étaient tombées, démolies par un ras de marée bien trop puissant. Il avait envie de crier contre cette injustice. Contre cette paix qu'il ne pourrait jamais connaître. Contre toutes ces souffrances passées à perdre les gens qu'il avait aimé autour de lui.

Aujourd'hui et à jamais. Il lui appartient.

Michael redressa ses mains pour les regarder. Il se sentait différent, il avait l'impression de ne plus réfléchir de la même manière qu'auparavant. Ces émotions étaient beaucoup trop intenses pour lui … il regarda une goutte tomber de sa joue. Puis une autre.

C'est la première fois qu'il pleura … depuis qu'il n'avait pas su la sauver. Sa détresse était la même, que ce jour où il avait pressé la détente une fois de trop.

Il ressentit une douleur dans sa poitrine, alors il se plia un peu plus vers l'avant, posant ses mains à même le sol. Il retint un cri dans une inspiration. Sa voix, elle n'était plus la même. Féminine.

Son corps changea de lui-même, incapable de résister à cette transformation. Le regard tourné sur le sol, il ne voyait que ses cheveux s'allonger. Ses mains s'affiner. Il fermit les yeux jusqu'à que ce soit fini.

Il savait pourquoi il s'était changé en femme contre volonté. Et ce n'était pas la faute de l'ange au creux de lui. Michael n'avait adopté cette forme qu'une seule fois. Durant à peine plus d'une vingtaine de minutes. C'était plus de la curiosité. Savoir qu'il pouvait changer de forme pouvait l'aider à jouer plusieurs rôles. Mais au final il ne s'en était jamais servi encore. Il se sentait bizarre.

Il essuya ses larmes d'un revers de main, redressant ses yeux vers Leone.

Que dira-t-elle … elle en a trop vu. Ce n'était pas sensé se passer comme ça …


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Dernière édition par Michael Perry le 5/1/2018, 13:47, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 4/1/2018, 18:05

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« Can't you see that you're smothering me ? Holding too tightly, affraid to lose control... »Aujourd’hui et à jamais. Il t’appartient.

Les gens naissent, vivent, et puis finissent par t’appartenir. Etrange pour certains ; un cycle des plus communs pour ton esprit particulier. Le droit de vie et de mort, le droit de décider de la fin d’une existence comme cela nous chante, comme il nous plait. Certains trouvent cela horrible. Tu as mis fin à ta première existence lorsque tu n’étais pas encore plus haute qu’un chien. Les vies humaines sont risibles ; au final, seule la Famille reste.

Et la sienne, Andrea, t’appartient tout autant.


Le lion de Némée, droit, silencieux et fier.
A ses pieds, un guerrier vaincu par la lassitude qui se prosterne.
Funeste image.

L’ange a baissé le regard. Ses yeux vides sont fixés sur ses propres mains. Immobile, tu l’observes. Toujours aussi silencieuse ; ton impassibilité tiendrait presque de la curiosité. Et puis, tu les vois. Ses larmes qui coulent. Son corps qui se crispe. Quelque chose change en lui. Ou s’apprête à changer. Tu ne sais pas. Tu observes seulement. Spectatrice. Analysant ce que tu vois pour un jour le réutiliser à ton avantage ; ou te donner les clefs pour mieux le comprendre, lui. Cet homme est dangereux. Mais si tu restes stratège… il pourrait devenir un atout.

Et puis, d’un coup ;
L’impossible.
Changement impromptu.
Rien n’aurait pu te préparer à cela.


L’anglais se recroqueville ;
Le cri qui sort d’entre ses lèvres n’est pas le sien.
Du moins…
C’est un cri de femme.

Une… femme ?

Quelques instants se sont passés. Mais tu le sais. Tu n’es pas gelée au point de ne plus pouvoir comprendre ou discerner les émotions humaines. Beaucoup de choses se sont passées durant ces quelques instants. Beaucoup de souvenirs, certainement. La femme relève les yeux vers toi ; chassant de son visage une trainée de larmes. Tu la fixes, fascinée. Ce visage féminin, qui s’est adoucit. Ces mains plus fines, ce corps transformé. Alors… c’est donc possible.

Ton regard reste immobile, alors que tu fais un pas dans sa direction, baissant seulement la tête vers elle, sans te pencher. La main qui ne tient pas ton revolver s’approche de l’anglaise et effleure la ligne de sa mâchoire, dans un geste d’une douceur qu’il est bien rare de constater chez toi. Tu laisses tes doigts courir sur sa joue, sur ses larmes, puis ceux-ci saisissent son menton pour le relever un peu plus vers toi. Ton regard n’a pas changé. Aucune chaleur ne t’anime.

« Souviens-toi de ta promesse. »

Tu m’appartiens.

Ton pouce caresse un instant sa joue, pensivement.

« Tu vas m’aider à retrouver mon frère. »

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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 5/1/2018, 13:40




❝ HATE ME, BREAK ME,  THEN SAVE ME.
PUSH ME. CRUSH ME. THEN SAVE ME. ❞
Against the WallMichael garda son visage tourné vers Leone, qui s’avança assez pour pouvoir passer ses doigts le long des nouvelles lignes de son visage, le sang séché se nettoyant légèrement dans le sillon de ses larmes, saisissant finalement son menton et le redresser vers elle.

“Souviens-toi de ta promesse.”

Ses yeux bleus ne quittèrent plus les verts qui le fixaient. Ses gestes étaient doux, mais il savait qu’à n’importe quel moment, à n’importe quel mot, ils pouvaient redevenir violent. Et bien qu’il n’en était pas effrayé, il ne faisait rien pour lui faire changer d’état d’esprit. Ce moment devait être si rare, qu’il méritait d’être préservé.

“Tu vas m’aider à retrouver mon frère.”

Michael baissa les yeux, hochant par la même occasion la tête mais restant silencieux. Dans un mouvement, il tenta de se redresser alors qu’un nouveau déchirement se faisait sentir dans son ventre. Il rapporta une main à son abdomen, écartant un peu les vêtements devenu légèrement trop grand pour ce corps féminin. La blessure de Daemon le faisait incroyablement souffrir, et pour cause : la faux faisait bien plus de dégâts qu’une simple lame. Il s'était remis à saigner.

“J’ai …”

Il s’arrêta un instant, coupé par une impression étrange de ne plus être lui-même. Cette voix nouvelle le perturba. Sa voix se faisait plus basse, comme honteuse. Bien qu’elle restera toujours plus chantante et aïgue que sa voix originelle.

“Est-ce que je peux me nettoyer quelque part, s’il vous plait …”

La marque de politesse lui était venue d’instinct, comme paraissant légitime. Ce n'était pas une supplication. Il voulait juste se débarrasser de ce sang. Sur ce visage, ces mains qui étaient à présent siens. Il savait qu'il allait avoir beaucoup de mal à se faire à ce corps. Peut être même bien plus que de s'être totalement dévoué à elle. Ces sentiments et sa manière de penser... rien n'est plus comme avant.

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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 5/1/2018, 16:44

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« Can't you see that you're smothering me ? Holding too tightly, affraid to lose control... »Tu retires ta main au même moment où l’ange se relève, venant se plier en deux, tenir son abdomen. Tes yeux se posent sur sa blessure, alors qu’elle écarte les pans de sa chemise. Ah… la blessure semble sérieuse ; et pourtant, malgré cela elle est capable de se redresser. Ne s’est pas vidée de son sang. Tu ne sais pas jusqu’où vont ses capacités de régénération, mais il te semble évident que celles-ci ont un potentiel énorme. Un potentiel qu’il t’es possible d’exploiter.

« J’ai… »

Sa voix se fige. Elle semble perturbée, avec cette voix féminine. Est-ce la première fois que l’ange se transforme ainsi ? Qu’il adopte son corps de femme ? Ou n’a-t-il tout simplement pas l’habitude ? À la vue de sa réaction, tu te doutes que ce changement n’est pas volontaire. Et lui… elle semble troublée. Peut-être que cette transformation l’affecte bien plus qu’un simple changement physique. Mental, également ? Des pensées qui lui semblent étrangères ? Tu ne sais pas. Tout cela ne sont que des hypothèses.

« Est-ce que je peux me nettoyer quelque part, s’il vous plait … »

Tu la fixes un instant, avant de clore la mince distance qui vous sépare. La main qui tenait le revolver le lance sur le matelas à côté de vous, libérant tes doigts qui passent derrière son dos, juste sous ses ailes pour la soutenir.

« Attention. »

Ta voix, froide. Tu la guides jusqu’à l’autre bout de la pièce, ouvrant de ta main libre une porte de bois sombre. Celle-ci donne sur la salle de bain adjacente. Un luxe qui est pourtant courant, dans cet immeuble que tu possèdes. Alors que tu la guides jusqu’à la chaise, tes gestes lui indiquant se s’asseoir, tu réfléchis. Abramo, ton médecin, n’est pas là. Et tu ne veux pas que quiconque d’autre ne voit l’ange, pour le moment. Il va donc falloir te débrouiller seule.

Tu sors une bouteille, des compresses.
Le fil et l’aiguille.

Tes pas se rapprochent d’elle, alors qu’une paire de ciseau danse entre tes doigts. Sans lui demander son avis, tu poses un genou à terre, tes mains venant s’activer et défaire les derniers boutons de sa chemise ensanglantée. L’ouvrant sur son torse et son abdomen, tu nettoie la plaie, silencieuse, ton regard immobile seulement concentré sur ta tâche.

Désinfecter, recoudre.
Tes gestes d’experte.
Ton silence professionnel.

Et puis, tu te redresses.
Lave le sang sur tes mains dans le lavabo.
Fais couler un bain.

Enfermée dans ton silence.
Ton regard froid, glacial, agacé, figé.
Ton visage sans émotions.

« Ton nom. »

Ta voix, ce même rugissement.


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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 8/1/2018, 13:58




❝ My soul sways, sparkling
sinking in starry tears. ❞
Against the WallSes yeux bleus suivirent le mouvement de l’arme à feu jetée sur le matelas, comme une délivrance retirée à jamais de ses possibilités d’atteindre un jour la douce quiétude. Puis un geste fait un son encontre, pour venir l’aider. De l’aide ? De la part de Leone, il n’aurait jamais pensé cela possible. Certes, son état devait être alarmant, mais il ne l’était pas au point de totalement l’affaiblir. Il ne fit pourtant aucune remarque, parce qu’il se rendit vite compte qu’il en avait besoin.

“Attention.”

Il se tenait le ventre, d’une main, passant son autre bras sur les épaules d’Andrea pour prendre un appuie, avant de se laisser guider. Il fut surpris de voir qu’ils ne quitteraient pas les lieux, bien qu’il comprit un peu ses craintes. Sa nature d’ange aurait sûrement suscité bien trop de questions gênantes pour le moment. Ils entrèrent ensemble dans une salle de bain, avant qu’il ne soit déposé sur une chaise. Ses ailes lui semblaient à nouveau trop lourdes, alors il les laissa retomber de chaque côté de corps.

Lorsque Leone revint vers lui, elle tenait dans ses mains une paire de ciseau. Elle s’agenouilla face à lui avant de venir ouvrir sa chemise sans procession pour mieux accéder à la plaie. Bien que Michael ne considérait pas encore ce corps féminin comme étant le sien, cette nouvelle nudité sembla profondément le déranger.

Andrea se chargea elle-même de s’occuper de la blessure qu’il avait au niveau de l’estomac. Son expertise n’était pas étonnante. Le milieu dans lequel ils évoluaient tous deux leurs avait appris à devoir se débrouiller dans de pareille circonstances. Tout comme lui, cela devait faire longtemps qu’elle ne comptait plus les plaies recousues par ses soins. Son regard se perdit sur la cicatrice qu’elle portait sur la joue gauche, alors qu’elle le soignait. Il se demanda depuis quand elle avait bien pu l’acquérir, mais se garda bien de le lui demander.

Une fois la plaie recousue, et que le bain commençait à couler, Michael observa de nouveau son corps. Nu, il ne s’était jamais vu. Il avait peur de se découvrir devant elle. Il releva la tête pour la regarder une fois qu’elle s’adressa de nouveau à lui.

“Ton nom.”

Il se leva de sa chaise, venant s’approcher du bain, regardant son reflet dans l’eau. Son apparence était très similaire à celle qu’il avait, bien qu’on pouvait y déceler une expression bien plus mélancolique en cet instant. Il ne s’aimait pas. Pas plus qu’avant. D’une aile, il masqua la vision qu’il avait de lui, laissant le bout de ses plumes plonger dans l’eau.

“Ce nom ne sied plus à ce que je suis devenu …”

Il laissa cette réflexion en suspend, tournant de nouveau ses yeux naturellement vers elle. Est-ce qu’elle voudrait toujours obtenir la vérité, même en sachant cela ? Il tira les derniers vêtements qui lui restait pour se mettre à nu. La réponse lui échappa d'entre ses lèvres. Sa voix se faisait plus douce.

“Michael.”

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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 23/1/2018, 15:15

I've become so numbclickMichael & Andrea
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« Can't you see that you're smothering me ? Holding too tightly, affraid to lose control... »L’eau claire se trouble peu à peu, alors que tes mains redeviennent blafardes, le sang qui les maculait venant se fondre dans le tourbillon de l’évier. La couche légère de maquillage qui les recouvrait est également partie, révélant les anciennes cicatrices, alors que l’eau coule toujours, mettant à nu ton épiderme.

Tu ne prêtes pas attention à la femme qui se relève enfin ; ou plutôt, tu ne relèves pas ton regard dans sa direction. Le bruit de ses pas est suffisant pour t’indiquer la direction qu’elle emprunte. Et puis… de toute manière, quel danger représente-t-elle, désormais ? Tu restes sur tes gardes ; mais tu ne crains pas ton invitée. Son regard, ses paroles… tu en es certaine désormais. Elle ne tentera rien. Quoi qu’il se soit passé, les évènements ont mis l’anglais échec et mat.

Il est résigné ;
Perdu. Au pied du mur.
Accablé par des faits qui te sont encore inconnus.
Mais assez graves pour que tu sois la seule personne vers qui il ait pu se tourner.

Qui voudrait quérir ton aide, à par un désespéré ?
(Personne, évidemment.)


Tu te retournes, ton regard figé dans cette éternelle froideur l’observant alors que l’ange s’approche de l’eau, troublant sa surface en y trempant le bout de l’aile. Pour la première fois, elle ne porte pas de masque. Tu la vois, sa mélancolie ; sa tristesse. Etrange. Le souvenir de l’anglais trop crâne, insolent et au regard de tueur te revient un instant dans l’esprit. Remplacé par cette femme désolée. Tu te demandes combien de temps cela prendra, avant que son regard ne se durcisse à nouveau et qu’elle ne brandisse un revolver.

Ce nom ne sied plus à ce que je suis devenu….

Le regard clair de l’immaculé croise le tien. Tu le soutiens, silencieuse. Attendant la suite. Elle commence à se dévêtir, retirant ses vêtements devenus trop larges pour elle. Sa voix douce.

Michael.


Tu te détournes d’elle une fois ce nom énoncé.
Laissant la porte ouverte, cependant.
Au cas où l’idée lui viendrait d’essayer de se noyer.


Ouvrant l’armoire, tu en sors une chemise, l’un de tes éternels pantalons de combat. Venant retirer cette robe trop lourde, dont le tissu clair est tâché de sang désormais. La mousseline glisse le long de ton corps, ta peau fine couverte de cicatrices et d’hématomes se dévoilant un bref instant. Dans un soupir soulagé, tu enfiles les vêtements, boutonnant le haut d’un geste rapide avant de glisser à nouveau un couteau à l’arrière de ta ceinture. Vieille habitude.

Tes pas te ramènent jusqu’à la salle de bain. Espérant dans un moment d’agacement que ton "invitée" n’a pas attendu ta permission pour se glisser dans l’eau. Laissant toujours cette même porte ouverte, tu lui jettes à peine un regard, tes mains s’activant déjà dans tes cheveux pour les ramener en arrière.

Ada. Ce sera ton nom.


Une fois le chignon exécuté à la hâte, tu prends place dans la chaise. Tournant finalement ton regard vers elle.

Je veux savoir ce que tu as lu. Sur Dorian.



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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 29/1/2018, 11:11




❝ My soul sways, sparkling
sinking in starry tears. ❞
Against the WallComment ce prénom avait-il pu lui échapper aussi facilement ? Lui qui avait été torturé des jours à la Tour de Londres pour obtenir ce genre d’information. Etait-il devenu aussi désespéré pour ainsi avouer qui il était ? Non. Ce n’était qu’un prénom. Le départ de Leone ne l'effraie pas. Il sait qu’elle n’est pas loin. Il en profite pour venir s’immerger, en faisant attention à ses blessures. Enfin, il va pouvoir effacer tout ce sang. Même s’il ne pourra jamais se débarrasser de ces souvenirs. Cette cruauté … oui, c’est ce qu’il est à présent : inhumain. Ni humain ni ange d’ailleurs. Ni homme ni femme. Les mots du démon croisé dans l’église lui revienne en mémoire. Monstre. Anomalie.

Ses mains fines viennent apporter de l’eau à son visage, venant se débarbouiller. Ses ailes viennent naturellement se poser de chaque côté de la baignoire. Etrangement, l’eau lui apporte un peu de réconfort. Il n’a pas l’habitude de ce genre de luxe. Prendre le temps de se ressourcer dans un bain. Il ne le fera pas maintenant de toute manière, venant s’appliquer à se nettoyer.

“Ada. Ce sera ton nom.”

Son regard reste baissé sur son corps, ne regardant déjà plus Andrea. Peu importe le nom qu’elle lui donne. Ce n’est qu’un autre parmi tant d’autres. Il a l’habitude de ne jamais avoir le même nom. Partout où il va. Ce n’est pas une habitude qu’il va perdre. Même si la raison pour laquelle elle a choisi précisément lui l’intrigue. Ce n’est peut être pas le moment ...

“ Je veux savoir ce que tu as lu. Sur Dorian.”

Enfin. Ce qu’elle attend depuis le début. Il se doutait bien que la question viendrait à fuser. Il n’est en vie que pour cette raison de toute manière. Il ne servira à rien d’autre qu’à ça. Depuis quand considère-t-elle les gens en objet et plus en personne ? N’a-t-elle jamais eu de problème à cause de cela ?

“C’était en italien. Je n’ai pas tout compris.”

Et c’était vrai. Il avait des bases latines et françaises, donc ça l’avait aidé pour saisir des notions de mots. Mais pas l’intégralité des documents. Il n’avait pas non plus trop la tête à se rappeler, les images de Daemon se mêlant dans son esprit. Pourtant, il essaya de faire une effort.

“Il y avait une lettre de … Dorian. Je pense qu’il s’agissait d’une demande de protection. Enfin, il y avait le mot immunité. Lui et sa femme…”

Immunità. Compagna. Discendenti. C’était des mots parfaitement compréhensible pour n’importe qui. Le reste ça. Il ne pouvait être certain. Son regard se détacha alors pour se poser sur ses affaires laissées sur le sol. Dans cette pile de vêtement, quelque part, se trouvait toujours son carnet. Son colt et son Mauser. Et surtout : une faux de la mort.

“Je sais comment faire …”  

Il sortit du bain pour se précipiter sur ses affaires, ayant enfin trouvé le moyen de répondre parfaitement aux attentes de Leone. Il fouilla vite fait ses poches, se moquant ouvertement de l’eau qui s’écoulait de lui, ou de sa nudité à présent, venant s’emparer du rasoir dans sa main. Au point où il en était, ce n’était pas une blessure de plus qui l’inquièterait.

Il fallait qu’il frappe directement dans sa poitrine. Là où l’âme se trouvait. Mais elle n’allait surement pas être contente de voir qu’il se mutilerait là où elle venait de refermer la plaie.

Il posa alors l’instrument pas loin du coeur, plus haut, entre ses seins. Cherchant le regard de Leone.

“Je ne sais pas si vous pourrez voir … sinon je le réécrirais…”

Il ne donna pas plus d’explication, commençant déjà à enfoncer la lame. Le sang perlant vite et une nouvelle grimace de douleur apparaissant sur son visage. Il arrivait à le supporter. Mieux maintenant qu'il se disait qu'il me méritait.


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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 19/2/2018, 13:02

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« Can't you see that you're smothering me ? Holding too tightly, affraid to lose control... »—  C’était en italien. Je n’ai pas tout compris.

Ton regard glacé reste sur elle ; immobile, reptilien. Ce n’est pas la réponse que tu souhaites. Evidemment que ces documents étaient rédigés dans ta langue natale ; à la vue de l’endroit où ils ont été trouvés. Evidemment qu’elle n’a pas tout compris. Elle ne parle pas italien. Cependant, le fait qu’elle insinue avoir compris une partie te laisse songeuse un bref instant. Ainsi donc. Elle aurait des bases latines. Du français peut-être. L’anglais ne comporte pas assez de similarités avec l’italien pour permettre de s’y baser pour le comprendre. Michael… Ada. Peut-être a-t-elle plus de connaissances que ce qu’elle laisse paraître. Certainement. Ton regard analytique reste fixé sur elle. Aucune expression. Tu attends. Espérant qu’après ces paroles inutiles, elle ne se mette à user de ton temps de façon pertinente.

Il y avait une lettre de … Dorian. Je pense qu’il s’agissait d’une demande de protection. Enfin, il y avait le mot immunité. Lui et sa femme…

Un éclair d’incompréhension passe dans tes yeux froids. L’un de tes sourcils se fronce subtilement, le maximum d’étonnement que ton corps glacé ne puisse manifester. Une femme ? Dorian n’est pas marié. Il ne l’a jamais souhaité, trop romantique pour accepter facilement une union uniquement basée sur le profit. Pourtant, tu sais que Père avait des plans pour lui concernant cela. Tout comme il en a pour toi. Cependant, Dorian a fui avant qu’ils ne se concrétisent. Mais cette femme… ça ne peut pas être ça, non ? Ce serait tellement trivial…

Protection. Immunité. Immunité pourquoi ? Pour avoir vendu des informations à une mafia rivale ? Pourquoi les avoir trahis… La colère revient. Son poing se serre sur sa cuisse, les doigts tendus se remettant à jouer avec la lame pour s’occuper et se distraire. Cette lame qu’elle meurt d’envie de planter quelque part. Un mur, un sofa, une cuisse, une jugulaire.

Et cet imbécile qui a brûlé les dernières traces de ton frère sans rien comprendre entièrement…

Je sais comment faire …

Peut-être a-t-elle senti ton regard changer, car l’ange sort du bain, semblant ignorer sa propre nudité pour se concentrer sur le tas de vêtements devant elle. Cherchant quelque chose. Tu la regarde faire, immobile, alors que la colère qui menaçait d’exploser redescend légèrement, voilée de curiosité. Ta main tremblante se calme un peu. Ah… il s’en est fallu de peu. Pour que tu ne teintes d’écarlate l’eau du bain.

Les mains blanches de la femme en sortent une lame. Aussitôt, ta prise sur le couteau se resserre, prête à parer et l’égorger par la suite. Ton corps tendu, à cran. Et pourtant. Elle se retourne vers toi ; cherchant ton regard alors que la femme dirige l’arme contre elle ; entre ses seins. Ton regard chirurgical étudie une seconde sa position ; au-dessus du cœur, pas totalement contre. Le geste est calculé. Tu ne fais pas un geste. Fermée dans ton silence.

Je ne sais pas si vous pourrez voir … sinon je le réécrirais…

Tu ne comprends pas. Ce qu’elle veut dire. Mais ne fait aucun autre commentaire qu’un ordre froid et tellement détaché de la réalité de cette situation.

Ne t’avise pas de mourir.

Et alors, tu croises les jambes pour la regarder se mutiler. Imperturbable. La vue du sang et de la souffrance ne provoque en toi qu’un vague ennui quand tu penses au sang qu’il faudra nettoyer.



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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 6/3/2018, 13:22




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Against the WallIl ne cherchait pas tellement un signe d’approbation en venant la fixer, alors qu’il continuait d’enfoncer la lame du rasoir dans son corps. Le regard vert et froid posé sur lui ne le mettait plus mal à l’aise. Et même si elle avait réagi à la vu d’une nouvelle arme, resserrant un  instant son propre poignard, prête à s’en servir s’il osait faire quelque chose à son encontre, il savait maintenant qu’elle réfléchirait à deux fois avant de venir lui faire le moindre mal. Certes, une coupure ne le tuerait pas. Mais à présent qu’il lui était utile, il serait contradictoire d’entraver ses propres desseins en portant atteinte à celui qui pourrait l’aider à tout obtenir.

“Ne t’avise pas de mourir.”

Il savait qu’avec cette faux, cela pourrait effectivement arriver. S’il allait trop loin où s’il perdait trop de sang, peut-être en effet. Mais il savait que l’ange au creux de lui ne le laisserait jamais aller jusque-là. Il l’avait déjà bien arrêté avant que Leone ne soit choisi comme dernière solution. Désespérée. Inutile au final. Sauf peut-être une fois sa tâche auprès d’elle terminée. Se terminerait-elle seulement un jour ? Où devrait-il à jamais être sous les ordres du clan Leone de génération en génération ?

Alors que le rasoir fut enfoncé à un peu plus de sept centimètres, le sang se mit à couler plus abondamment, glissant le long de son corps pâle et humide, contournant le nombril et continuant sa course. C’est lorsque les premières gouttes n’atteignirent le sol et qu’il chercha à se concentrer sur l’instant voulu que la cinématique ne sortit de la plaie nouvellement créée. Une longue et grande bobine fit le tour de la pièce comme cherchant à s’accrocher quelque part, et finit pourtant à revenir prêt de son hôte, continuant à se déroulant et montrant des images de ce jour de mission, où il avait brûlé les documents.

“Vous m’auriez tué si vous aviez su ce que j’avais vu … si je ne les avais pas détruit. Je l’ai fait pour me protéger, plus que de vous nuir.”

Il ignorait réellement si elle pouvait voir ce moment sur la bobine ; si un humain était capable de voir tout ceci juste parce qu’il avait l’habitude de côtoyer la mort. Cet instant où il avait arraché la vie des italiens au dernier étage, grâce à ses capacités angéliques. À cet instant où ses yeux parcoururent les documents, qui à présent se retrouvait à nouveau complet. Par réflexe, et tremblant, Michael lâcha le rasoir pour se précipiter à nouveau sur ses affaires, cherchant son carnet et une mine.

Il parcourut rapidement les pages de son carnet, à la recherche d’une page vierge, dévoilant des écritures presque impossible à déchiffrer, mais surtout des visages. Celui d'Ewilanne et de Grell, puis celui de Calvelli et Andrea, fidèlement reproduit, avec des annotations. Quand enfin, il trouva où écrire, sa main ensanglantée s’agita aussi vite qu’elle le pouvait, regardant la bobine pour retranscrire les mots italiens qu’il avait vu, laissant des traces de sang avec les phrases sur le papier. Sa main continuait de trembler, son écriture n’était parfaitement droite. Il continua sur plusieurs pages, à la hâte, jusqu’à ce qu’il termine.

Mais la cinématique ne s’arrêta pas, elle sembla même se dérouler de plus en plus vite, alors que les yeux de Michael se posèrent sur un morceau de papier. De ses doigts, il le tira vers lui, pour découvrir le portrait qu’il avait fait sur une page déchirée. Ces traits, reconnaissables entre tous. Ceux de la petite Charlotte. Michael releva les yeux vers sa cinématique, remarquant qu’elle s’était arrêtée sur le même visage dessiné. Sauf qu’elle était habillée en garçon manqué. Au côté de son père.

█  █  █  █  █  █  █  █  CINEMATIC RECORD █  █  █  █  █  █  █  █ 

Devant Michael, plus jeune et surtout bien moins costaux, se tient un homme brun au nez aquilin, avec un béret sur la tête. À ses côtés, un petit garçon aux cheveux Châtains et aux yeux bleus azurs qui regarde le nouveau venu d’un air à la fois curieux et impressionné.

“On m’a dit que vous cherchiez du travail. Je serais enchanté de faire appel à vos compétences pour m’aider. J’envisage sérieusement de prendre un employé, j’ai de plus en plus de commande, et on m’a dit que vous étiez un gentil gars.”

Michael afficha une mine gênée, avant de se frotter l’arrière de la tête, en regardant l’homme d’un air circonspect.

“Je ne pense pas être vraiment celui qu’il vous faut … je ne connais pas bien le métier de menuisier.”

L’homme se met à rire, avant de regarder les mains et les bras du jeune homme, haussant finalement les épaules.

“Haha oui vos mains sont bien plus délicates que les miennes de par vos anciens boulots … mais vous savez, il faut parfois beaucoup de minutie pour travailler le bois. Je vous apprendrais.”

Michael finit par hocher la tête, avant de porter son regard sur l’enfant à ses côtés.

“C’est votre fils ?”

L’homme hoche la tête, avant d'agripper l’enfant au niveau des épaules et de le placer devant lui. Il sourit en faisant les présentations.

“Mon petit Charlie. Il a tout le portrait de sa mère… malheureusement elle nous a quitté il y a deux ans, il était encore tout jeune. Dis bonjour à Michael Charlie!”

“B’jour…”

Aussitôt dit, l’enfant vint se cacher derrière son père, venant timidement jeter un coup d’oeil vers l’inconnu.

Le père éclata de rire, alors que Michael montra à nouveau une expression de gêne.

“Je crois que je lui fais peur.”

“Il n’a pas l’habitude des inconnus. Je le laisse rarement sortir tout seul, on ne sait pas ce qu’il pourrait lui arriver. Les autres enfants ne sont pas trop gentils avec lui. Les moqueries vous savez … ”

“Oui, j’étais dans le même cas que lui à son âge …”

Michael plissa un instant les yeux, en regardant à nouveau le père, cillant un instant.

“Ca ne va pas ?”

“N-non non … je … je me demandais juste pour le logement…”

“Oh oui vous pouvez vivre avec nous, il y a assez de place pour trois. Tant que vous participez aussi à la corvée ça ne me dérange pas du tout.”

------

Alors que Michael étendait le linge dans la cour, les rires d’un père et son enfant jouant envahissait les lieux. Ils couraient l’un après l’autre, sous le regard amusé du jeune homme. Alors qu’une connaissance du père ne vint interrompre le jeu, laissant Charlie et Michael seuls.

Le garçon passa la tête à côté d’un long draps blanc, regardant Michael.

“Bouh.”

Michael sourit doucement, même si on voyait que le sourire était forcé et qu’il n’en avait pas l’habitude. Il continuait à s’occuper

“Il va falloir te couper les cheveux, ils commencent à être trop long …”

“Non non non non papa veux pas ! Papa veut pas !”

L’enfant s'agrippa à ses cheveux en se mettant à hurler de terreur. Le père accouru alors, aux abois, avec son ami. Il poussa Michael pour l’éloigner de l’enfant, venant prendre Charlie dans ses bras.

“Qu’est-ce que tu lui as fait ?! Tu l’as touché ?!”

“Quoi ? Non … non bien sûr que non....”

Il essaya de se relever mais l’ami du père lui donna un coup de pied en pleine poitrine, alors que l’enfant continuait à crier et pleurer.

“TU NE TOUCHERAS PLUS JAMAIS A MON ENFANT SALE PERVERS”

“C’est répugnant!”

“Casse toi d’ici !”

------

Michael observe dans une rue le menuisier tenir la main de son enfant et s’éloigner. Il semble plongé dans une intense réflexion. Dubitatif.

------

Sur les docks, la pluie tombe drue sur Londres. Michael se retrouve face à une scène d’horreur, d’un père violant son enfant. Malgré son effroi, il se jette sur le père pour l’arracher de lui, venant démarrer une bagarre. Finalement, le père tente de s’enfuir et alors qu’il tente de le rattraper, l’homme tombe dans la tamise. Il tente de se débattre dans l’eau, ne sachant nager. Il se noie.

Michael retourne près de l’enfant. S’approche de ce corps brisé, fragile. Immobile mais pas encore achevé. Le jeune homme tremble, devant cet enfant dont l’innocence a été effacé.

“Je … je vais m’occuper de toi …”

Après examen, il se rend compte de la vérité. Cette triste vérité. Elle n’est pas un garçon. Mais une fille.

“Charlotte. C’est Charlotte…”

Il relève les yeux vers elle, alors qu’une larme barre sa joue. Elle parle faiblement. Son regard est déjà éteint. Aucune larme sur son doux visage.

https://youtu.be/jTwdGRHl5Mw

“Papa … il me disait toujours que je ressemblais à maman… elle lui manquait…”

Michael serre les poings, avant de prendre l’enfant dans ses bras de toute ses forces.

“Je vais m’occuper de toi. Plus personne ne te fera jamais plus de mal. Jamais je te le promets.”

“Tue-moi.”

Ses petites mains glissent sur le revolver qu’elle sent contre elle. Lui remet dans ses mains alors qu’il éloigne son visage.

“N-non … non je ne peux pas …”

“Tue-moi. Fais le … pour moi. Je compte avec toi… ”

Elle amène avec lui le canon à sa tempe. Le regardant dans les yeux.

“5. 4. 3. 2. 1.”

Le coup part.

Le corps s’écroule dans ses bras alors qu’il laisse tomber l’arme par terre.

Il revient la serrer aussi fort qu’il peut.

Criant.

█  █  █  █  █  █  █  █  CINEMATIC END █  █  █  █  █  █  █  █   

Les larmes coulent sur ce nouveau visage autant que le sang sur le sol de la salle de bain. De revoir ce qu’il a vécu, cet instant précis, l’achève totalement. Une fois de plus. Son regard se perd dans le vide, alors qu’il est pris de nouveaux tremblements. Peu lui importe, si elle a pu ou non voir ceci. Peu importe à présent ce qu’il peut bien lui arriver.

Pour avoir choisi de donner la mort à cette enfant. De n’avoir su percevoir dès le premier jour qu’il se passait d’étranges choses. Il paiera pour ces fautes. Même la mort serait bien douce pour lui. Au moins, peut-être qu’il pourrait rejoindre Charlotte.

Non. Il ne mérite que l’enfer.
La souffrance.
Encore.


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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 10/4/2018, 16:49

I've become so numbclickMichael & Andrea
Against the wall
« Can't you see that you're smothering me ? Holding too tightly, affraid to lose control... »Le sang d’une autre coule devant tes yeux, sans que tu ne fasses rien pour l’arrêter.
Vieille habitude.


Son corps à peine lavé se teinte de rouge, le liquide épais gouttant peu à peu au sol. Lorsque la première goutte vient l’atteindre, quelque chose d’impossible se produit encore devant tes yeux gelés ; ton regard qui s’écarquille.

La bobine sort du corps de l’ange, venant faire le tour de la pièce jusqu’à revenir à sa propriétaire ; la… chose dévoilant des aspects de la vie de cette dernière. Tu te reconnais dans celle-ci, donnant un ordre alors que le bruit des coups de feu fait rage. Puis Michael, seul dans cette pièce où tu l’as rejoint peu après. Les documents devant ses yeux. Tes yeux ronds, tu te redresses de ton siège, venant t’approcher, interdite. Son regard scannant les informations qui défilent alors que l’ange a décidé de prendre une initiative et s’empare d’un carnet usé. Un coup d’œil aux pages qu’il tourne, sans reconnaitre aucun visage autre que le tien et celui de Calvelli. La langue utilisée t’est inconnue. Un code ?

Vous m’auriez tué si vous aviez su ce que j’avais vu … si je ne les avais pas détruits. Je l’ai fait pour me protéger, plus que de vous nuire.

Sa main pleine de ce sang rouge s’agite, recopiant avec hargne des caractères qu’il ne t’est pas difficile de déchiffrer. Une sourde colère passant dans ton regard. Tes poings se serrent, et pour la première fois depuis ton arrivée à Londres, une douleur immonde te vrille la poitrine.

Alors, c’est certain.
Dorian t’a simplement
Abandonnée.


Tu grognes, comme un animal enragé et acculé devant ses derniers espoirs qui implosent. Prête à hurler, frapper, la frapper elle qui sait, faire couler le sang, craquer les os, jusqu’à ce que ta propre colère soit apaisée.

Mais la bobine ne se retire pas.
Ton regard douloureux glisse jusqu’à l’ange, son regard rivé sur un morceau de papier. Un portrait. Une… enfant.
Ton regard se repose sur la bobine en même temps que le sien.
Sur ces souvenirs qui auraient certainement dû te rester inconnus, et dont tu es pourtant témoin.


Aucune expression sur ton visage qui se ferme de plus en plus au fil des souvenirs. Tout d’abord en raison de cette complicité apparente envers l’enfant et son géniteur. Puis ses réactions. Il ne te faut presque rien pour comprendre. L’expression bien avant la panique de la gamine. Ses cheveux longs qu’elle se refuse à couper. La réaction du… père…

Tu comprends.

Ton regard se durcit. Ton palpitant à vif s’écorchant un peu plus. Les gestes, les paroles et les regards. Tout cela t’est familier. Trop. Des souvenirs qui remontent ; des voix, des images que tu souhaiterais oublier.

Tu as compris mais tu regardes encore.
Incapable de te détacher de ces souvenirs morbides.

Ah, voilà. Cette scène.
(La scène de trop peut-être.)
(Tu as beau avoir compris, inutile de te montrer ce genre de choses.)

Ton cœur gelé se tord un instant. Le visage de la gamine, son expression, déjà morte, au fond. Le revolver, l’homme qui se noie, les supplications, compte à rebours. Non. Ton poing se serre, encore, tes ongles laissant une trace douloureuse au creux de ta paume. Tes yeux toujours écarquillés, une expression que personne ne te connaît et que Michael ne verra pas, trop plongé dans cette horreur.

Le coup part. L’enfant qu’il était cri.
(Les mots de Charlotte résonnent dans ton esprit. Tue-moi. Fais le… pour moi.)


----------

Uccidimi... per favore. Per me.

Les yeux verts dont le regard n’a jamais été celui d’un enfant sont implorants. Fixant avec insistance l’être agenouillé en face. Leurs visages juvéniles se répondent, leurs mains d’enfants entrelacées, rouées de coups et sanglantes. Le corps prostré à terre tremble, douloureux de toutes parts, sous l’assaut de ces choses dont les enfants devraient rester ignorants.

— Non posso…

Le revolver tombe au sol, alors que le regard de l’enfant se voile un peu plus. Déçu, résigné. D’un geste paniqué, le petit garçon l’envoie valser jusqu’à l’autre bout de la ruelle. Prenant sa sœur dans ses bras. Il ne devait pas voir ça. Il aurait dû rester, rentrer, elle n’aurait pas eu à le protéger de la sorte. Mais c’est trop tard.

— Scusami… ti amo. Ti amo troppo per…
Stai zitto.

Ensemble ils s’éloignent dans la rue italienne ; un gamin de sept ans soutenant sa sœur à peine plus âgée. Le regard vidé, las, plein de cette déception propre à ceux à qui on a refusé de mourir.

Tu l’as tant haï, des années durant.
Pour ce refus.



-------


Ta main se pose sur l’épaule de l’ange. Simplement.

Tuer est parfois un acte de miséricorde.

Ta voix, plate. Vide. Ton regard s’est durcit à nouveau et plus aucune expression ne peut y être discernée. Tout comme sur ton visage rigide, tes traits trop acerbes. Pourtant la douleur te vrille la poitrine et tes lèvres ne souhaitent que de briser cette ligne serrée pour hurler encore.

Tu as fait le bon choix.

Tu te détournes de lui, te baissant pour attraper le rasoir entre tes doigts et t’éloigner avec. Retournant dans ta chambre pour le déposer dans la commode, avant de sortir une énième chemise qui fera office de chiffon. Retour vers la salle d’eau, prendre le fil, la saisir par les épaules pour la forcer à s’asseoir.

Tes gestes froids, mécaniques.
Assez rigides pour masquer le fait
Que tu es toi aussi à l’agonie.




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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 17/5/2018, 14:07


Une main inattendue et surtout inespérée vient se poser sur l'épaule de Michael, alors que celui-ci revoyait également passer le visage de Daemon dans ces derniers instants. Si seulement Charlotte avait été la seule. Il aurait pu se remettre plus facilement de ses émotions avec ces mots. Mais ce ne fut pas le cas.

"Tuer est parfois un acte de miséricorde."

Il ignorait pourquoi elle laissait échapper ces mots pour lui, et en redressant le regard vers elle, elle semblait être bien plus refermée et indifférente. Pensait-elle seulement ce qu'elle lui disait ?

"Tu as fait le bon choix."

Il ne put que la suivre du regard, alors qu'elle se baissait pour prendre le rasoir et venir l'éloigner de lui. Elle ignorait la présence de Zelus. Et que ce dernier lui aurait de toute manière interdit de s'en servir pour mettre fin à ces jours. Michael s'empara de son carnet. La seule chose encore précieuse pour lui en ce monde. Il avait envie de voir disparaître. Le brûler. Tirer un trait sur le passé. Oublier toute cette souffrance, et le mal qu'il avait pu faire. Mais ça n'effacerait rien réellement.

Il le garda en main, même lors du retour de Leone. La laissant l'installer et s'occuper de lui, il posa le carnet sur ses genoux, venant ramener son aile couleur cendre blessée à leur côté, passant un instant ses doigts à l'emplacement de la plaie, avant de regarder plus en détail sa main. Si féminine.

Il prit enfin conscience de sa différence. Son absence de masculinité. Ses formes plus rondes. Est ce qu'il devrait composer avec cette nouvelle apparence ? Combien de temps ? Il ne se sentait pas plus changé au fond de lui, mais le regard des autres... sa vie serait-elle vraiment la même ainsi ?

"Qu'est ce qui va se passer … maintenant ?"

A présent qu'elle avait eu accès au document et ce qu'il contenait. Est ce qu'elle déciderait de l'envoyer tout de suite filer son frère ? Le chercher ? Lui amener ? Et après ? Qu'est ce qu'elle fera une fois qu'elle l'aura ? Tant de questions sans réponses immédiates. Il ne savait pas qu'il pouvait s'angoisser autant tout seul … à croire que sa capacité émotionnelle était toute chamboulée. Il sentait une tension grandissante dans le creux de son estomac. Il continuait de pleurer, silencieusement.






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Dernière édition par Michael Perry le 20/7/2018, 13:54, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 13/7/2018, 09:00

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« Can't you see that you're smothering me ? Holding too tightly, affraid to lose control... »Dorian Leone.
Kate O’Malley.

Ce second nom s’ajoute sur ta liste mentale. Celui de la femme qui t’a arraché ton frère. Qui a poussé ce dernier à vous trahir. Qui sera à l’origine de sa mort.

Kate… ce nom t’apparait immonde, une Jézabel honteuse qu’il t’incombe de faire disparaitre. Qu’importe les sentiments de ton frère envers elle. Qu’importe si les deux ont fuit à l’autre bout du monde, qu’importe s’ils sont parents aujourd’hui. Tu n’as que faire de tout ça. Toi et Dorian n’êtes pas nés pour être heureux.

Vous deviez être les porte-drapeaux de votre nom ; Dorian aurait dû s’installer en Amérique une fois l’expansion anglaise réussie, vous auriez dû conquérir l’Europe ensemble, Dorian et toi, et puis le fantôme de ton père toujours dans l’ombre. Omniprésent. Qu’importe si ce dernier a toujours été plus violent que tendre, si vous n’êtes que des pions à ses yeux. Parce que tu avais Dorian. Et tu pensais…

Que ça lui suffirait à lui aussi.
Que vous affronteriez votre destin ensemble.
Que vous mourriez côte à côte ;
Que ton dernier contact avant le néant serait sa main.

Mais personne ne reste. Les hommes sont inconstants et la moindre tentation leur fait perdre le nord ; personne n’est digne de confiance car tout le monde ne fait que suivre ses propres intérêts. Tu l’as compris, maintenant. Tu le savais, mais pendant des années tu t’es bernée en faisant de ton cher frère une exception. Regarde où cela t’a menée…

Qu'est ce qui va se passer … maintenant ?

Tu enfonces l’aiguille dans les bords de la plaie, refermant méthodiquement, ton silence faisant écho à ses paroles. Tu ne réponds pas en sentant l’une de ses larmes s’échouer sur ta main, t’arrêtant un bref instant, une brève lueur interrogatrice dans ton regard. Pleurer. Depuis combien d’années n’as-tu pas pleuré ? Tu n’es pas certaine d’en être encore capable. La tristesse induite par la trahison de ton frère se traduit par une colère horrible. Pas des larmes. Tu pourrais tout briser, exploser, détruire, et les éclats de verre seraient pour toi l’équivalent de ces filets d’eau futiles.

Tes larmes sont des fragments de cristal explosés.

Maintenant tu vas guérir.

Une fois la blessure refermée, tu te redresses, récupérant une bouteille au liquide transparent dans le cabinet avant de l’ouvrir, en prenant une gorgée. L’alcool te brûle la gorge, puis tu te rapproches de l’ange, passant à nouveau une main sur sa joue, ses larmes maculant ton doigt, décidément… curieuse. De cette traduction d’émotions.

Si tu dois te briser, fait le maintenant. Ce sera ta dernière chance.

Doucement, tes doigts courent le long de sa joue jusqu’à ses mèches trop pâles, si similaires aux tiennes. Ils s’y glissent presque tendrement, avant que tu n’amènes son visage contre ta poitrine, dans un geste de réconfort. Avant de vider le reste de la bouteille contre sa plaie.





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Michael Perry
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❝ Dealing with Death ❞



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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 26/7/2018, 15:55

Le flot de ses larmes semblaient ne plus pouvoir être contrôlé. Il n’avait jamais été un homme à se laisser autant aller, de manifester sa tristesse aussi clairement. La seule est unique fois où il s’était laissé allé de la sorte, c’était bien quand il avait dû abattre la fillette sur ce dock. Sans doute était-ce parce que ce morceau de passé avait resurgit si brutalement. Ou parce que que le poids de la culpabilité d’avoir récemment tué un autre innocent, d’une manière si brutale, allait sans doute le hanter pour le restant de ses jours, qu’il pensait à présent ne jamais arriver. Il n’y avait aucun moyen pour Leone de savoir ce qu'il s'était passé avant qu’il n’arrive en sang et ailes déployés dans ses appartements. Et au fond de lui, il savait qu’il n’aurait pas le courage de le raconter. Tout comme il n’aurait pas encore le courage de remplir pour l’heure la tâche qui lui incombait.

Leone continuait de recoudre minutieusement sa plaie alors qu’elle s’interrompit un instant pour répondre à sa demande. Elle semblait ne pas comprendre le pourquoi de cette question. Ou alors la réponse à ses yeux paraissait trop évidente.

« Maintenant tu vas guérir. »

Son corps guérirait très rapidement, ça il pouvait en être certain, et il ne conservera aucune marque. Mais son esprit porterait à jamais les cicatrices et les plaies, anciennes comme récentes. S’il savait comment tourner la page, voilà longtemps qu’il l’aurait fait. Et ainsi, toutes ses victimes n’auraient jamais eu à croiser sa route.Il jeta un coup d’œil à la jeune femme lorsqu’elle bu un gorgée d’alcool.Avant de remarquer un geste qui le surprit, autant qu’il l’embarrassa. Sa main se glissa sur sa joue, se baignant dans ses larmes, qui n’en finissaient plus de s’échapper de ses yeux. Du peu qu’il en savait, et c'était déjà bien assez, il ne la savait pas capable d’un tel geste envers quiconque. Même si cela voulait normalement apaiser la personne, cela ne fut qu’aucun secours à Michael. Qui n’avait jamais connu la tendresse, ni même de geste maternel à son égard… non elle faisait cela pour une autre raison précise, non ?

« Si tu dois te briser, fais-le maintenant. Ce sera ta dernière chance. »

Ce geste déjà fort perturbant fut accompagné d’un autre qui le plongea aussitôt malgré lui encore plus dans la gêne. Son visage tout contre sa poitrine, il ne savait pas identifier ces gestes. Ce qu’ils signifiaient. Pourquoi elle faisait cela. Même ses mots semblaient peu à peu dénués de sens.

Il se sentait toujours aussi perdu.

Jusqu’à ce que sa plaie au niveau de son coeur ne fut recouvert de ce liquide brûlant. La douleur était dérisoire, mais dériva toutes ses pensées, n’ayant que pour réflexe de venir s’agripper à elle, et tenter de réprimer une plainte sourde entre ses dents. Ayant plus une sonorité rageuse que de douleur en vérité, sans doute seul moyen de supporter cela… la rage et la colère étaient tout ce qu’il lui restait à la fin. Ou alors l’ange n’appréciait pas qu’on maltraite ainsi son humain… il y avait tellement de chose qu’il n’arrivait plus à discerner.

« Lâchez-moi...»

Cette colère, autant tournée vers lui-même que le monde entier, eu l’effet d’un électrochoc. Ses ailes vinrent enfin se rétracter dans un ultime effort et se mettre à disparaître doucement en rentrant dans son dos. Pour autant sa forme semblait ne plus vouloir le lâcher… même si son ton s’était retrouvé un peu plus grave, mais toujours  sur une note féminine. Cette proximité avec elle… il ne l’aimait pas. Il préféra se détacher. Chercher à s’extraire.






(Click Out for Blood by Valley Of Wolves ♫ Merci Nomnomuchan pour l'emoji ♥)

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Andrea Leone
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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone 4/8/2018, 20:02

I've become so numbclickMichael & Andrea
Against the wall
« Can't you see that you're smothering me ? Holding too tightly, affraid to lose control... »Ton propre geste t'étonne toi-même. Tu ne comprends pas d'où te viens ce réflexe, presque maternel au fond. L'action a été effectuée sans tellement y penser, comme si cela était évident, qu'il te fallait la garder ainsi contre toi avant de lui imposer une nouvelle épreuve. La morsure de l'alcool est parfois bien plus douloureuses que les plaies que nous pouvons nous infliger. Tu n'es certainement pas la dernière à le savoir. Alors, imaginer sa propre souffrance... Bien sûr que tu le sais.

Tu te souviens de la morsure de l'alcool sur ton propre visage, alors que ta chaire était à vif et...


Non. Personne ne t'a jamais pris ainsi contre soit. Ni ton père, ni cette mère que tu n'as de toute manière jamais connu. Ni Dorian, trop faible pour être en mesure de t'apporter le moindre réconfort...


Ada : Lâchez-moi...


L'alcool continue de couler le long de la plaie de l'ange. Cette dernière cherchant à s'extraire de ton étreinte, son ton plus rauque, voilé de colère. Est-elle dirigée contre toi ? Elle-même ? Qu'importe. Cette colère, tu la comprends. Tu comprends également la raison de ses larmes ; mais cela, tu ne le lui avoueras pas. Quand bien même cet hypothétique élan de compassion pourrait la soulager, pour une raison que tu ignores, il ne sert à rien de s'embarrasser de telles familiarités. L'idée ne te viens pas à l'esprit. Tu ne sais pas comment apporter du réconfort à un autre être humain. Personne ne te l'a jamais appris. Alors, tu restes ainsi, figée, immobile, comme une statue insensible refusant de lâcher, comptant dans ta tête le nombre des secondes restantes avant de pouvoir te libérer de ce contact qui, pour toi également, n'a rien d'agréable.


Andrea : Ne bouge pas.


Quelques secondes, encore. Puis tu redresses le goulot de la bouteille vidée désormais, jetant un coup d'œil à sa poitrine sanglante en te détachant d'elle. Tes doigts quittent ses cheveux, la libérant tout à fait, et tu te détournes, jetant un vague coup d'œil agacé à ta propre chemise trempée de sang et d'alcool, désormais. Le parfum créé par le mélange de ces deux odeurs t'es familier. Certainement plus qu'écoeurant pour un autre...

Sans plus te soucier d'elle, tu défais cette chemise qui commence à coller à ta peau, la jetant négligemment dans un coin de la pièce, sur le dessus des vêtements trempés de sang. Ton dos est bleu par endroits, et barré de traces de coups qui s'apparentent à celles d'un fouet. Anciennes.


Andrea : Tu resteras ici ce soir.


Retournant dans ta propre chambre, tu ouvres à nouveau l'armoire, récupérant deux vêtements, deux chemises blanches impeccables. En gardant une sous le bras, tu te retournes vers Ada, enfilant la première en te rapprochant d'elle à nouveau.


Andrea : Fini de te laver et enfile ça.


Tu déposes le vêtement sur le bord de l'évier, ton visage fermé, impassible. Tes doigts s'activent à boutonner les pans de ton habit, et ton regard traîne un moment sur ce sang qui tâche le sol. On dirait qu'il y a eu un mort ici.
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Message Sujet: Re: Against the Wall - PV Andrea Leone

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