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Aufwachen. — Éphialtès [En cours]

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Éphialtès
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❝ Tu n'as pas de rang ❞



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Date d'inscription : 02/07/2018

Message Sujet: Aufwachen. — Éphialtès [En cours] Lun 2 Juil 2018 - 22:27


" Klopf klopf, lass mich rein
Lass mich dein Geheimnis sein "

Éphialtès
 Mori Ougai ©️ Bungou Stray Dogs


Nom : EBERHART

Prénom : Théodore Amadeus Wolfang

Nom de démon : Éphialtès, le Croquemitaine

Date de Naissance : 6 Décembre 1531

Âge : 358 ans / Paraît une bonne quarantaine.

Origine : Munich, Allemagne / Partie Nord de Luxuria

Sexe : Masculin

Race : Démon

Groupe : Démons

Rôle : Noble / Mécène / Esthète / Collectionneur

Sexualité : De tout, rarement.

Le Caractère

Eh, vieil homme !
Regarde-moi brûler.


…Tu l’aimais tellement, cette phrase.

Elle te faisait rire, pas vrai ? Tu aimais ça, voir cette femme aux airs de gamine encore, te courir après comme une enfant trop turbulente en te déclamant de telles absurdités. Et le pire, c’est qu’elle y croyait, cette femme-là, et qu’elle y croit encore. Je sais que tu aimais ça. Tu adorais être vu, remarqué, adulé. Mes sentiments envers ta personne allaient bien au-dessus de cela. Je t’adorais Théodore, et je t’aime encore. Et je sais que cela flatterait ton ego de le savoir, si seulement tu étais encore en mesure de penser. Si seulement la mort… n’avait pas tout emporté de toi.

Enfin, pas tout tu sais. Il reste ton domaine, ce domaine dont tu tirais tant de fierté. Je sais que tu me l’as légué, mais Helge s’en occupe désormais, je suis désolée. Ce manoir était ta fierté, ton héritage, mais tu es mort dedans et ton souvenir était bien trop douloureux à supporter.


Et oui, vieil homme. Au final la mort n’a pas tout emporté. Je pouvais encore entendre tes rires en passant à côté de ton bureau, comme ces fois où ton humour plus qu’impénétrable pour moi semblait se réveiller. Il faut dire qu’entendre un rire sincère émaner de toi, Théodore, ce n’était pas quelque chose de courant. Tu étais si sérieux. Si grave, toujours, malgré ce sourire constant, un peu déstabilisant que tu affichais constamment. Si tu souriais, tu n’étais jamais vraiment ravi ou amusé. Du moins… pas devant les gens que tu croisais tous les jours. Aucun être de chair n’aurait suffi à faire ton bonheur. Pas même moi…

Il m’a fallu du temps pour l’accepter, tu sais. Que ton amour de l’art et de l’esthétique l’emporterait toujours sur la vie. Que la mort pourrait te sembler être la plus belle des amantes si cette dernière revêtait les parures qui te faisaient rêver. Le morbide n’existait pas avec toi ; seule restait la laideur, ou la beauté. Tu avais un don pour trouver cette dernière dans des choses incongrues. Les gens bien ne te comprenaient pas. Je n’étais pas comme eux. C’est peut-être pour cela, que tu m’as fait le cadeau de pouvoir rester si longtemps à tes côtés…

Superficiel ? Oui, tu l’étais, aux occasions les moins propices. Méticuleux jusqu’à l’extrême, parfois maniaque au point de vouloir tout contrôler. Tout devait être parfait. Les formes, les couleurs, les textures, les goûts, le déroulement d’une soirée, les gens que tu croisais, et puis les mots, ta façon de te présenter au monde, de présenter ceux que tu prenais sous ton aile. J’ai tellement souffert pour plaire à tes caprices, t’en es-tu jamais inquiété ? Je sais que non. Je sais que tu ne t’en souciais pas, que l’idée même que je puisse souffrir pour plaire à tes beaux yeux ne t’as jamais dérangée. Bien sûr que j’avais mal, tu les voyais les marques laissées. Pourtant tu souriais seulement, avant de resserrer un peu plus le corset tant que c’était encore possible.

Oui. Tu étais comme ça, mais je ne t’en ai jamais voulu, je t’ai toujours pardonné. L’idée même de me rebeller face à tes injonctions étranges ne m’est jamais venu à l’esprit. Je ne sais pas d’où venait une telle déférence à ton égard, car jamais je n’avais été ainsi face à aucun autre. Il faut croire que ce dévouement t’était tout particulier. Je sais que tu en avais conscience, car malgré ton égocentrisme incroyable, tu avais pris le temps de me connaitre mieux que moi-même. Je ne sais pas si me faire parler servait à l’un de tes fantasmes esthétiques, ou bien si tu étais réellement intéressé. J’ai toujours été réservée concernant ma propre existence, mais tu as brisé toutes mes barrières avec une facilité déconcertante. Tu étais comme ça. Si persuasif lorsque tu t’en donnais la peine. Je te voyais parler aux autres, les convaincre, les manipuler avec une dextérité qui m’a toujours fascinée. J’étais consciente que cette toile, j’y étais moi aussi empêtrée. Mais cela ne me dérangeait pas. Car, contrairement à eux, j’avais le privilège de toujours être à tes côtés. Celui de profiter de ton étreinte, celui de voir mes larmes et mes angoisses effacées par ta main. Alors je pouvais vivre avec cela.

Tu savais parfaitement à quel point je t’aimais.


Tu étais un paradoxe, Théodore. Narcissique au possible, mais toujours à l’affut des réactions des autres, de leurs émotions. Avide de les faire parler, de décortiquer leur psyché jusqu’à ce que le labyrinthe n’ait plus aucun secret pour toi. Obsédé par ce besoin, tu voulais tout contrôler. Mon vocabulaire, mes manières, mes connaissances, mes actions, ma façon de voir le monde et de l’appréhender. Et cette tare t’empêchait d’être heureux, mais cela tu ne t’en rendais pas compte, car j’ai beau avoir essayé, je ne pense pas que tu étais un être fait pour connaitre le bonheur, vieil homme. Trop cynique, obnubilé par cette esthétique sacralisée, et ton besoin absolu de connaissances…

Tu étais si érudit. Je t’admirais pour cela. Tu semblais tout savoir, et lorsqu’un sujet t’échappais, tu étais capable de remuer ciel et terre pour te procurer les ouvrages nécessaires à ton apprentissage. Il me semblait incroyable que tu puisses posséder autant de connaissances et toujours t’y retrouver. Tu comprenais des dialectes si éloignés du tien, des cultures qui me semblaient être à des années lumières de ma compréhension. Et je suis certaine que tu retirais une certaine fierté de me faire partager tout cela.

J’aimais tellement ces moments à tes côtés. Tu étais si calme alors, enfin, du moment où je comprenais immédiatement où tu voulais en venir. Si une notion avait le malheur de m’échapper, alors ton regard se figeait et il me fallait faire mille efforts pour regagner ton sourire. Angoisse constante… pourtant je les attendais toujours avec la même envie.


Tu étais cruel, Théodore. Lorsque ceux que tu prenais à tes côtés te déplaisaient ou ne s’inclinaient pas assez, alors tu étais capable de développer des trésors d’infamie afin de nous le faire regretter. Tes silences intenables, ton regard méprisant, jamais tu ne m’as frappée, mais j’aurais mille fois préféré. Tu rouvrais mes cicatrices jusqu’à me faire craquer. Et je te pardonnais à chaque fois…


Heureux étaient ceux qui ne voyaient que le visage que tu aimais à montrer au monde. Théodore le sage, l’érudit, l’esthète et le mécène, toutes ces appellations ne sont pas mensonges pour te qualifier, cependant, il en manquerait tant d’autres encore pour te compléter. Fourbe et joueur, comme un chat cruel, maniaque, possessif avec tout ce que tu estimais posséder. Mais ceux qui te connaissaient bien pardonnaient aisément tous tes défauts, quand bien même ces derniers eussent mené d’autres que moi à leur perte, comme Helge l’a un jour suggéré. Parce qu’il faut bien l’admettre, Théodore, tu te montrais si aimable après le blizzard, si attentionné et juste que l’on était tenté de tourner la page et d’oublier.

Et c’est ce que j’ai fait pendant tout ce temps.
Et je ne le regrette pas.


Je pourrais utiliser encore mille mots pour te qualifier, mais aucun ne serait à la hauteur de cette chaleur qui m’étreignait au moindre de tes sourires, à chaque étreinte. Je n’ai jamais compris si ces dernières étaient encore un fruit de ta manipulation ou une simple bonté, mais j’aime à écarter la première hypothèse. Est-ce réellement important, maintenant que tu es parti ?


J’ai déposé une couronne de lilas sur ta tombe, et puis je n’y suis jamais retournée. Tu m’as rendue incapable de te laisser aller.



Le Physique


I know where you stand, silent in the trees
And that’s where I am. Silent in the trees.


Regarde-moi.
Regarde-moi, putain.

J’ai passé des jours et des nuits à t’observer. Toi, ton sourire, la forme de ton visage, un peu ovale, et ce menton, plus effilé, la ligne de la barbe parfois un peu discrète mais que tu ne laisses jamais pousser. Elle s’arrête juste en dessous de tes pommettes, si proéminentes qu’il me semble parfois que je pourrais m’entailler la paume en les effleurant seulement. J’ai l’impression que je pourrais m’y ouvrir les veines, sur cette ligne-là. Est-ce que tu aimerais ça ? Me voir me vider de mon propre sang après m’être brûlée les ailes à trop t’approcher ? Oh, certainement… pourtant je sais que tu serais en colère, parce que mon sang trop rouge irait tacher ta foutue chemise ridiculement bien taillée.

J’ai passé des heures à me noyer dans ton regard, si rouge, un peu violet parfois, tout autour de la pupille toujours constante. Arabesques améthyste qui entourent l’abysse, et puis c’est un peu d’orange qui fleurit au coin du lilas, traçant dans le rouge de tes prunelles une dentelle hypnotique. Je n’ai jamais compris comment un être pouvait être doté d’un regard aussi beau. Mais je sais que ce regard, il lui suffisait de se poser sur moi pour me faire taire. Me faire cesser mes divagations ou mes pleurs, pour seulement rester immobile, à t’écouter, toi et ta voix ridiculement douce et posée, et tes yeux si fascinants.

Et ton sourire. Dieu, ton sourire. Ton sourire tellement étrange qui me rend chose, discret, parfois trop large et instable lorsque tu penses que personne n’est là à te regarder. Tes lèvres, fines, gelées, que tu humectes pensivement lorsque quelque chose semble te tracasser.

Je le connais par cœur, ton visage. Mieux que mes propres traits ou bien ceux de mon frère, je connais tous, chaque recoin, la forme de tes oreilles petites et légèrement décollées, la texture de ta peau si pâle en temps normaux et qui reste blanche au contact du soleil. Je connais la texture de tes cheveux sombres, un peu longs, mais toujours parfaitement coiffés, et cette mèche un peu rebelle, familière, avec laquelle tu joues du bout des doigts lorsque tu te fais pensif. Je connais les ridules aux coins de tes yeux, la fossette sur ta joue droite, les tics discrets mais que tu n’arrives jamais à effacer ; ce froncement de sourcils lorsque tu réfléchis trop intensément, tes mains qui se tordent lorsque tu es agacé…

… tes mains. Mon dieu, tes mains. Tes paumes si douces, comme si elles n’avaient jamais connu le travail, ces paumes que je méprisais tellement la première fois que nous nous sommes rencontrés. Si familières pourtant, lorsqu’elles caressaient ma joue, avec une douceur que jamais je n’aurais pu espérer venant de ta part. Ta paume, et puis tes doigts, si fins, longs, gracieux, courant avec habilité sur le piano ou ma peau, tes doigts si méticuleux ornés d’une chevalière et d’une pierre d’un rouge presque aussi hypnotisant que ton propre regard.


Si tu savais comme j’aimais ce corps familier. Ta taille, un peu osseuse il est vrai, comme si malgré le faste dans lequel tu vivais, tu ne mangeais jamais vraiment à ta faim. Tes bras, fins eux aussi, jamais faits pour la guerre ou le travail, et tes jambes, interminables et si maigres elles aussi. Tu m’inquiétais lorsque je te voyais ainsi, tu le sais ça ? Mais c’est ainsi qu’est ta physionomie selon toi, alors qu’importe si celle-ci paraît un peu faible ou pas assez masculine. Ton idée de l’élégance passe par la finesse, et tu appliques ce mot à tous les sens du terme. Sais-tu seulement combien de fois j’ai manqué de m’évanouir ou de m’étouffer, après que tu aies tant serré mon corset ?...

Si tu savais comme j’aimais ton corps familier. Malgré tout, les défauts qu’on aurait pu y trouver, la fragilité apparente, ses imperfections. La cicatrice parfaitement rectiligne sous ta clavicule, et celles, plus larges, qui barraient ton dos comme si on t’avait battu par le passé. Je n’ai jamais osé t’en demander l’origine. Tu ne m’en as jamais laissé l’occasion.

Malgré ce que l’on aurait pu penser, tu étais loin d’être faible, je le sais ça. Il en fallait de la force pour me soulever et me ramener dans ma chambre, quand je m’endormais n’importe où mais pas entre quatre murs cloisonnés. Il en fallait de la force pour me retenir lorsque je voulais m’en aller, me clouer au lit le temps que je me fatigue et laisse le sommeil et les cauchemars m’emporter. Je me souviens encore, ta silhouette me surplombant, ton sourire trop doux alors que mes poignets me faisaient mal, ton sourire tendre, ma taille douloureuse à force d’avoir été comprimée. Tous ces paradoxes. Et pourtant j’aimais tellement l’idée de toi.

Ton étreinte, si tendre malgré tes mains toujours froides, même en été, la façon dont tu t’asseyais pour que je puisse te rejoindre et me lover contre toi. Tes caresses, étrangement méticuleuses quelquefois lorsque, n’y tenant plus, tu te mettais à démêler mes cheveux gonflés de nœuds. Et ta voix, toujours cette même voix tant aimée, chuchotant à mon oreille des paroles réconfortantes, du moins je le pense, qu’il me serait impossible d’oublier. Mais elle me faisait si peur ta voix lorsque ton étreinte commençait à se resserrer, et qu’alors tes lèvres frôlaient mon front, mes lèvres, ma joue dans un simulacre de baiser. Et tes mots…

(Brennst.
… Aufwachen.
)


Reviens-moi...




….
I can feel your breath
I can feel my death.





L' Histoire

écrire ici (On veut que tu blablates jusqu'à 500 mots minimums mon lapin !)


Derrière l'écran

Enfaite, c'est quoi ton p'tit surnom ?   : Cela sera Edler Eberhart pour vous.

Je vois et tu as quel âge ?   : Quelle importance ?

Okay et c'est quoi ton niveau en RP ?   : J'imagine que la lecture de cette fiche devrait y répondre.

Tu aurais pas un double compte, toi ? : Ja.

Sinon, tu fais quoi dans ta vie ? : Tant de choses...

Tu as trouvé le code du règlement ?   : Validé par une certaine "Ada"

Mais au fait, comment es-tu atterris là ?   : Regard blasé à Malkovich.

Tu es en bon terme avec Bob l'Eponge ? : Non.

D'ailleurs, t'en penses quoi du forum ?   : ...

Tes derniers mots mon chou ?   : Ne regarde pas derrière toi.


Dernière édition par Éphialtès le Mar 3 Juil 2018 - 22:10, édité 2 fois
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Michael Perry
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Age : 25
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Message Sujet: Re: Aufwachen. — Éphialtès [En cours] Mar 3 Juil 2018 - 9:21

Bienvenuuuuuue à toi !

Le choix de l'image pour cet avatar ... si je ne le connaissais pas je me laisserais surement tenter.

ça va déménager par ici, tous aux abris !

Bonne chance pour la suite de ta fiche ~







(Click Out for Blood by Valley Of Wolves ♫ Merci Nomnomuchan pour l'emoji ♥)

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Éphialtès
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Message Sujet: Re: Aufwachen. — Éphialtès [En cours] Mar 3 Juil 2018 - 11:39


Merci, mon ami.
Ne vous laissez cependant pas abuser par les rumeurs, cela serait bien dommage...

...Au plaisir, liebling.
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Message Sujet: Re: Aufwachen. — Éphialtès [En cours]

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Aufwachen. — Éphialtès [En cours]

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